Les deux premiers choix de la séance de sélection de la LHJMQ en 2008, Sean Couturier et Brandon Gormley, ont aussi porté les couleurs des Hounds de Notre-Dame avant de devenir les vedettes actuelles du circuit Courteau.
Jusqu'à tout récemment, ce réputé collège de la Saskatchewan était le seul campus canadien à offrir un programme sports/études tout en plaçant ses équipes de hockey dans des ligues sanctionnées par Hockey Canada.
La donne changera dès septembre 2011 alors que l'Académie canadienne et internationale de hockey (ASSIS) établira ses quartiers généraux à Rockland, dans l'Est ontarien.
Devant plusieurs dignitaires et différents intervenants du hockey, l'ACIH a procédé à la première pelletée de terre de son projet évalué à 20,4 millions $ hier. D'ici un an, l'ACIH sera prête à accueillir une soixantaine de joueurs de hockey âgés de 14 à 18 ans, garçons et filles. À maturité, le programme pourra accueillir jusqu'à 200 joueurs et joueuses de hockey. Ses équipes feront partie des ligues AAA et AA de l'Association du hockey mineur d'Ottawa.
Un campus complet, avec salles de classe et dortoirs, annexera le complexe sportif doté de deux patinoires aux dimensions de la LNH. La direction de l'ACIH a aussi fait ses devoirs en consultant Hockey Canada avant d'établir ses plans et devis. Comme le centre d'entraînement haute performance répond à tous les critères de Hockey Canada, une entente de 10 ans a été signée afin d'y amener des camps d'entraînement de quelques équipes nationales.
Dorénavant, l'Est du Canada pourra aussi attirer les futurs Vincent Lecavalier, Brad Richards et compagnie.
Pas de comparaison
Ancienne gloire du Canadien de Montréal, Steve Shutt a assisté au lancement des travaux de construction à Rockland, hier, et il était bien placé pour parler de la qualité du projet à l'approche de sa phase finale.
« Mon fils a fréquenté le collège Notre-Dame en Saskatchewan pendant quelques années et ce fut une belle expérience, mais leurs installations ne se comparent pas avec ce qui s'en vient à Rockland. En plus de développer des joueurs de hockey, l'Académie enseignera les habiletés de vie à ses élèves. Ce n'est pas donné à tout le monde de jouer dans la LNH. Ce que nous voulons avant tout, c'est que nos enfants deviennent de meilleures personnes », a commenté l'ancien #22 du Canadien, qui devait être accompagné de Guy Lafleur, mais la « Comète blonde » a dû se désister à la dernière minute quand il a eu des difficultés techniques avec son hélicoptère.
L'ACIH s'adressera tout d'abord à l'élite des hockeyeurs canadiens, mais elle ouvrira ses portes aux hockeyeurs américains et européens. Pour l'instant, l'ACIH ne pourra presque pas recruter de joueurs locaux pour démarrer son programme. Les athlètes de la 9e à la 12e années devront résider à l'Académie.
Un athlète ontarien déboursera environ 25 000 $ à 27 000 $ pour l'ensemble de son année scolaire. Il sera logé et nourri.
Les frais de transports sont inclus. L'éducation se fera sur place par des professeurs assignés par le conseil scolaire public d'Upper Canada.
Pour l'instant, les cours seront dispensés en anglais avec des options en immersion française. L'ACIH cherche aussi à s'associer avec un conseil scolaire francophone.
Les élèves hors province peuvent s'attendre à payer 35 000 $ par année alors qu'il faudra ajouter quelques milliers de dollars pour les élèves internationaux.
Ce projet sans but lucratif sera réalisé grâce à la contribution financière à parts égales des gouvernements fédéral, provincial et municipal.













