C'est la première fois depuis 1998 que le Tricolore puise un premier choix dans sa propre cour. Cette année-là, il avait réclamé Éric Chouinard à la 16e position. Chouinard, le fils de l'ancien hockeyeur Guy Chouinard, s'est révélé une amère déception, n'ayant pu faire son nid au sein de l'organisation.
En 1998, Vincent Lecavalier avait été le tout premier choix de la séance, par le Lightning de Tampa Bay, et sept espoirs de la LHJMQ avaient été choisis dès le tour initial.
Les 12 710 spectateurs au centre Bell ont réagi vivement à l'annonce de la sélection de Leblanc, qui a paru ne pas y croire. La foule a scandé « Louis, Louis, Louis ».
« J'ai des frissons. Je ne peux pas être plus heureux, s'est exclamé Leblanc en se présentant devant la presse. C'est un rêve qui devient réalité, le plus beau jour de ma vie. Je n'ai jamais rien vécu de semblable. C'est vraiment spécial pour moi et ma famille. Ma mère était bouche bée quand elle a entendu mon nom. Elle doit être en train de pleurer. Mon père m'a simplement dit : 'Bravo'».
Après avoir remporté le championnat des marqueurs dans le midget AAA, Leblanc a évolué aux États-Unis cette saison, portant les couleurs des Lancers d'Ohama dans la USHL - une équipe appartenant entre autres à Luc Robitaille. Mesurant six pieds et pesant 178 livres, il a récolté 59 points.
Classé 10e meilleur espoir en Amérique du Nord, on dit de lui qu'il est un joueur très doué, habité d'un grand désir de vaincre. Invité à décrire son style, il aime se comparer à Mike Richards, centre des Flyers de Philadelphie.
« Ma principale qualité est mes bonnes habitudes de travail, a-t-il avancé. Je veux continuellement m'améliorer. Ma principale lacune est ma force physique. Je dois me renforcer. »
Le directeur du recrutement du Canadien, Trevor Timmins, avait eu de bons mots à son endroit dernièrement, après l'avoir épié en compagnie d'autres espoirs au complexe sportif Bell de Brossard.
Gainey l'a qualifié d'athlète très compétitif qui ne craint pas les défis, doté d'un excellent sens du jeu en plus d'être talentueux.
« Je crois que nous avons fait une excellente sélection. Il va s'améliorer et se renforcer physiquement. »
En septembre, Leblanc projette de faire ses débuts dans les rangs universitaires américains, à Harvard.
« On va voir comment ça va se passer. Si j'estime être prêt à faire le saut chez les professionnels après un ou deux ans, je quitterai », a-t-il expliqué.
LA PRESSE CANADIENNE











