«Quand nous avons regardé, avec mon agent et ma famille, toutes les options possibles, Montréal demeurait une des bonnes options, a indiqué Koivu, mercredi, lors d'une conférence téléphonique avec les médias montréalais. Je savais que le Canadien envisageait des changements importants.
«C'a quand même été un choc de réaliser que le Canadien ne me ferait pas d'offre, a déclaré celui qui est devenu joueur autonome, le 1er juillet. Ce n'était pas une nouvelle facile à avaler, mais ensuite j'ai commencé à penser à différents scénarios pour l'avenir.
«J'ai souvent songé à la possibilité de terminer ma carrière à Montréal. C'est devenu quelque chose de rare dans la Ligue nationale, et j'aurais été très fier de vivre ça. Et je savais que si je signais un nouveau contrat avec le Canadien, c'aurait probablement signifié que ce serait le dernier de ma carrière. C'aurait été un choix excitant, mais ça ne s'est pas déroulé de cette façon.
«Parfois on a besoin d'un nouveau défi.»
Le Finlandais de 34 ans a dit ne garder que de bons souvenirs de son séjour à Montréal, même s'il a parfois trouvé injuste qu'on le critique parce qu'il ne parlait pas français publiquement.
«Je comprends pourquoi c'était un sujet de discussion, a noté Koivu. Je ne peux pas dire que j'aimais être au centre de tout cela, mais je ne l'ai pas pris personnellement. J'aurais adoré pouvoir parler français couramment. Mais je suis venu à Montréal pour jouer au hockey. C'est malheureux que j'aie dû me battre avec ça, mais je ne suis pas amer.»
Dans une brève allocution préparée à l'intention des médias montréalais, mercredi, Koivu a remercié la famille Molson, la famille Gillett, Bob Gainey ainsi que tous les autres directeurs généraux et entraîneurs pour lesquels il a évolué. Il a aussi tenu à remercier de façon spéciale les amateurs de hockey de Montréal et du Québec.
«Nous avons développé une relation spéciale, surtout dans les moments où j'ai reçu mes traitements pour le cancer. Je ne l'oublierai jamais», a-t-il dit.
Koivu espère qu'on se rappellera de lui comme un joueur qui donnait sa pleine mesure à tous les matchs. Mais il est particulièrement fier du fait qu'on se souviendra de lui pour le don d'un scanographe à tomographie à l'Hôpital général de Montréal, l'institution qui avait soigné son cancer.
«Ca va permettre de soigner des gens pendant plusieurs années à venir et de ça, je suis extrêmement fier.»
Koivu a disputé ses 13 premières saisons dans la LNH avec le Canadien. Il a été nommé capitaine du Tricolore le 30 septembre 1999 et il a gardé le «C' pendant 10 ans. Jean Béliveau est le seul autre joueur à avoir été aussi longtemps capitaine du club montréalais.
Koivu, qui a été sélectionné deux fois au sein des équipes d'étoiles, a marqué 191 buts et récolté 450 aides en 792 matchs en carrière avec le Canadien. Ses 641 points lui donnent le 10e rang dans les annales du club.
Avec Selanne
La valeur de l'entente avec les Ducks est estimée à 3,25 millions $ US. Koivu a empoché 4,75 millions $ avec le Canadien, la saison dernière.
Le Finlandais de Turku ira rejoindre son compatriote Teemu Selanne à Anaheim. Mais c'est davantage dans le but de se joindre à une équipe qui aspire sérieusement à la coupe Stanley que Koivu a décidé de s'entendre avec les Ducks. Et aussi, dans l'espoir de vivre quelque chose de vraiment différent par rapport à Montréal.
«J'ai beaucoup entendu parler de comment ça se passe quand on joue ailleurs. D'une certaine façon, le contexte va être plus facile à Anaheim. En ce sens qu'on ne vivra pas des moments aussi extrêmes qu'à Montréal.»
Koivu a préféré l'offre des Ducks, qui se cherchaient un centre de deuxième trio, plutôt que celle du Wild du Minnesota, où il aurait eu l'impression d'être en compétition avec son frère Mikko. Ils évoluent tous deux au centre.
«Il y avait beaucoup d'avantages à aller là-bas, mais j'ai préféré ne pas risquer de ruiner notre relation familiale. Nous aurions peut-être dû rivaliser pour le même temps de glace.»
Koivu n'a signé qu'un contrat d'un an parce qu'il voulait se donner le temps, ainsi qu'à sa famille, de voir si ce nouveau rythme de vie leur plaira.
«Si c'est le cas, c'est sûr que je serais intéressé à signer un contrat à plus long terme. Mais en signant pour un an seulement, je voulais garder le contrôle sur notre sort.»










