« Ça doit être vrai, dit Francis Bouillon. Depuis quelques semaines, dans mon auto, je n'écoute que du country. Quand je vivais à Montréal, je n'aurais jamais écouté ça ! »
Le défenseur qui vient de fêter ses 34 ans a l'air de s'être très rapidement adapté à son nouvel environnement.
Au terme d'un très long été où il a « joui » de son autonomie, il a hésité entre trois offres sérieuses.
Il aurait pu accepter celle des Penguins de Pittsburgh ou celle des Sharks de San Jose. Il aurait alors rejoint une formation qui aspire aux grands honneurs, mais il aurait probablement dû se contenter d'un rôle très effacé.
Une véritable opportunité
Les Predators n'occupent pas une place de choix sur le palmarès des plus sérieux aspirants à la coupe Stanley, mais ils lui offraient en revanche une véritable opportunité de jouer.
Souvent.
« J'avais un objectif pour la saison. Je voulais passer beaucoup de minutes sur la patinoire et c'est exactement ce qui se présente. Je voulais jouer et me faire voir. Je voulais prouver que j'avais toujours ma place dans cette ligue. En quelque sorte, je voulais me refaire un nom. Jusqu'à présent, je ne pourrais demander mieux », commente celui qui gagne un modeste salaire - 750 000 $ US - cette saison et qui devra se négocier un autre pacte dans moins d'un an.
Bouillon fait partie des quatre défenseurs les plus utilisés par l'entraîneur-chef Barry Trotz.
Samedi dernier, face à Alexander Ovechkine et aux Capitals de Washington, il a passé près de 26 minutes sur la patinoire.
Weber, un joueur complet
WeIl évolue depuis quelques semaines au sein du premier duo défensif de son équipe avec la jeune vedette Shea Weber.
« Un vrai joueur complet, commente-t-il. Si je devais le comparer avec un joueur que les gens d'ici connaissent davantage, je dirais qu'il ressemble à Sheldon Souray. Shea possède un excellent tir frappé. Je dirais même que son lancer est un des meilleurs de toute la ligue. Il lit très bien le jeu et ne se met presque jamais dans le trouble. Pour un gars de son âge, c'est assez impressionnant. Il peut aussi brasser les joueurs adverses devant notre filet. Vraiment, c'est le fun de jouer avec lui. »
Les Predators ne gagnent pas trop souvent. Ils partagent la cave du classement de l'Association Ouest avec le Wild du Minnesota.
Ils ont connu un lent départ à l'attaque. Après huit parties, leurs joueurs avaient marqué seulement 12 buts.
« Nous avons une jeune équipe. Nous avons subi une lourde perte quand Jason Arnott, notre meilleur marqueur, s'est blessé. »
Dans des moments difficiles, Francis Bouillon apprécie encore davantage son nouvel environnement. Après avoir passé presque toute sa carrière professionnelle à Montréal, il est rafraîchissant pour lui de se retrouver dans un environnement où le hockey n'est pas une religion.
Un très bel endroit où jouer
« À Montréal, après une défaite, il m'arrivait de rentrer à la maison la tête basse sans vouloir parler de hockey. À Nashville, c'est différent. Le hockey n'est pas aussi populaire qu'au Canada, mais c'est quand même un très bel endroit où jouer. »











