Mais Wilson ne veut surtout pas qu'on porte un jugement sur ses performances comme entraîneur en s'arrêtant uniquement à la fiche des Leafs sous sa gouverne.
« Jusqu'ici, nous avons subi beaucoup plus de défaites que nous avons signé de victoires. Je ne veux surtout pas être perçu comme un looser », déclarait-il, hier matin.
Dans toute l'histoire de la Ligue nationale de hockey, moins d'une quinzaine d'entraîneurs ont réussi à connaître une carrière longue de plus de 1000 parties. Puisqu'il fait partie de ce groupe depuis quelques années, en principe, Wilson ne devrait pas avoir à craindre d'être perçu comme un perdant.
D'un autre côté, plusieurs analystes et chroniqueurs prédisaient un retour en force des Leafs en 2009-2010.
Puisqu'ils sont présentement avant-derniers au classement de l'Association Est, tout juste devant les Hurricanes de la Caroline, force est d'admettre qu'ils ne répondent pas aux attentes.
Hier matin, dans le Toronto Star, on citait un réputé site Internet de Las Vegas, qui estime à 1,5 % leurs chances de participer aux séries éliminatoires.
« Quand je pense au style de jeu des Leafs, je constate que j'ai quand même laissé ma trace. Nous sommes agressifs, nous appliquons un solide échec-avant. Nous obtenons suffisamment de chances de marquer. Éventuellement, ça va payer », indiquait néanmoins leur entraîneur.
Les gens qui prédisaient une belle saison à l'équipe de Wilson vantaient souvent les mérites d'une brigade défensive grandement améliorée.
Même si Mike Komisarek déçoit, même si François Beauchemin ne ressemble pas au défenseur d'élite qui a remporté la coupe Stanley à Anaheim et même si Luke Schenn ressemble souvent à un jeune défenseur des ligues mineures, il est surtout question d'attaque, ces jours-ci, lorsque vient le temps d'expliquer les déboires torontois.
Avant le match d'hier soir, ils avaient marqué seulement 25 buts à forces égales. Ils partageaient le dernier rang dans la LNH à ce chapitre avec les Predators de Nashville.
« Si je savais comment régler ce problème, nous n'aurions plus de problèmes ! Nous avons tout essayé. À présent, il faut juste relaxer. Les gars savent ce qu'ils doivent faire. S'ils foncent au filet avec énergie et s'ils remportent leurs bagarres pour le contrôle de la rondelle dans l'enclave, ils vont marquer des buts à forces égales plus régulièrement. »
L'effet Kessel
Le retour au jeu de Phil Kessel ne devrait pas nuire, non plus, pour cela.
L'attaquant que les Leafs ont soutiré aux Bruins de Boston en échange de plusieurs choix au repêchage, sera sans doute un personnage important, dans quelques années, lorsqu'on dressera le bilan du passage de Ron Wilson à Toronto.
S'il devient le meilleur attaquant que Toronto a connu depuis Mats Sundin, les Leafs ont peut-être une chance de remonter la pente.
Sinon...
Pour l'heure, la relation entre les deux hommes semble bonne.
« J'aime bien le coach, avouait Kessel hier. Grâce à lui, je passe beaucoup de temps sur la patinoire. Je dois maintenant en profiter pour marquer davantage. »











