Le centre gatinois des Blue Jackets de Columbus l'a commencée hier soir sur Broadway avec une première visite au Madison Square Garden de New York pour affronter les Rangers.
Elle se poursuivra aujourd'hui à Montréal alors qu'il disputera un premier match au centre Bell de Montréal, contre le Canadien qui avait repêché son père Pierre en 1976 et dont il était un partisan quand il était jeune.
Elle se terminera jeudi par une visite à la Place Banque Scotia pour affronter les Sénateurs, devant plusieurs parents et amis de son patelin.
Entre ces deux dernières parties, Brassard sera également de passage à l'aréna Sabourin du secteur Hull de Gatineau mercredi soir, alors que l'Association du hockey mineur de Hull profitera de ce rare passage dans le coin pour afficher une bannière en son honneur dans les hauteurs de cet amphithéâtre où il a donné ses premiers coups de patins dans le hockey organisé. « Ça va être pas mal spécial cette semaine, confiait-il dimanche soir lorsque joint à New York. Je n'ai pas le choix, je vais essayer de prendre ça comme si c'était des matches comme tous les autres. »
Ce ne sera pas nécessairement évident pour le jeune homme de 22 ans, qui tente de disputer une première saison complète dans la LNH.
Sa saison recrue, l'an dernier, avait été interrompue en décembre 2008 par une blessure à l'épaule qui avait nécessité une intervention chirurgicale. Il avait raté les 51 dernières parties de la campagne, après avoir récolté 10 buts et 25 points lors des 31 premières, ce qui lui valait d'être un candidat pour le trophée Calder (il avait d'ailleurs été la recrue du mois d'octobre dans la LNH).
Laissé de côté il y a deux ans
Il était avec les Jackets il y a deux ans la dernière fois qu'ils étaient passés par Montréal et Ottawa, mais son entraîneur Ken Hitchcock avait alors décidé de le laisser de côté à la faveur de vétérans qui revenaient au jeu. Quelques jours plus tard, il avait été rétrogradé dans la Ligue américaine, à Syracuse.
« Il (Hitchcock) m'a justement fait une farce à ce sujet en fin de semaine. Il m'a demandé combien de parents et d'amis seraient présents aux matches à Montréal et Ottawa. Quand je lui ai répondu une trentaine, il a rétorqué : 'Ouais, j'imagine que je n'aurai pas le choix de te faire jouer cette fois-ci », a relaté Brassard, qui a eu de la difficulté à trouver tous les billets nécessaires pour ses proches étant donné que Columbus compte plusieurs autres joueurs du coin (Marc Méthot et l'ancien Sénateur Antoine Vermette, de même que le gardien Mathieu Garon et le défenseur québécois Mathieu Roy).
Ce passage dans des villes qu'il connaît bien (il passe ses étés à Montréal, où se trouve son entraîneur personnel) tombe à point pour Derick Brassard, qui est sorti d'une léthargie de cinq parties sans point samedi dernier en récoltant deux passes dans un revers de 4-3 en prolongation à Nashville. Il joue présentement sur un deuxième trio aux côtés de R.J. Umberger et Jakub Voracek.
« Je retrouve mon 'iming tranquillement pas vite, je regagne ma confiance », dit celui qui a été affecté par une fracture d'une jointure subie le 1er novembre dernier quand Mike Knuble, des Capitals, lui a assené un coup de bâton (il a raté le match suivant).
Au milieu de cette semaine chargée, celui qui a une fiche de 3 buts et 12 points en 20 matches (avec un différentiel de moins-8) sera honoré demain à titre « d'ambassadeur de
l'AHMH », au cours d' une cérémonie qui débutera vers les 20 h à l'aréna Sabourin, pas très loin de la résidence de ses parents, dans le secteur des Hautes-Plaines.
« Ça va être une soirée le fun, dit-il. Si ça peut faire réaliser aux jeunes hockeyeurs que le rêve (d'atteindre la LNH) est possible, tant mieux. »
Plus tard cette saison, le hockey mineur du secteur Hull entend faire de même avec un autre de ses anciens joueurs qui fait sa marque dans la LNH, le défenseur Alexandre Picard, des Sénateurs.










