Il en est sorti grandi d'une victoire de 5-3.
Une victoire imprévue arrachée aux mains des Blue Jackets de Columbus à la suite d'une remontée de trois buts sans riposte en troisième période.
Une victoire signée Carey Price qui a réalisé 33 arrêts, dont 28 au cours des 40 premières minutes de jeu.
« Quand Carey est notre meilleur joueur, nous avons bien des chances de gagner », a lancé Glen Metropolit qui a amorcé la remontée en troisième en sautant sur un retour de tir de Roman Hamrlik.
« Lorsque tu es frappé par les blessures comme nous le sommes, le travail fait souvent la différence. Nous étions en retard en première moitié de match, mais Carey nous a gardés dans la partie. En troisième, on a foncé et nous les avons surpris par notre force de caractère. Quand j'ai vu la rondelle frapper la barre transversale et se retrouver libre à côté du gardien, je devais la rejoindre coûte que coûte. Ce n'est pas un beau but, mais c'est un but qui nous relançait », a commenté Metropolit qui en compte cinq depuis le début de la saison.
Ce but a confirmé le changement de tempo du match. Un match qui, jusque-là, était à l'avantage complet des visiteurs.
« On parle souvent des changements de momentum, mais ce soir, je l'ai senti tourner. J'en ai sué un coup en première et deuxième, mais en troisième, j'ai senti le froid m'atteindre », a lancé Carey Price qui a hérité de la première étoile.
Peu occupé il est vrai en troisième, Price a tout de même réalisé un arrêt du tonnerre aux dépens de Jakub Voracek.
Sur la contre-attaque, Maxim Lapierre a déjoué Mathieu Garon pour donner une avance de deux buts au Tricolore avec moins de cinq minutes à faire.
« Ce but fait contrepoids à deux journées difficiles. Mais si cela arrive à relancer ma saison, j'en serai bien heureux », a indiqué Lapierre encore sous le choc du départ de son grand copain Guillaume Latendresse pour le Minnesota.
Soirée difficile pour Garon
En quête d'une première victoire en carrière contre le Canadien, Mathieu Garon a connu une soirée difficile. Il a accordé cinq buts au Canadien sur 29 tirs seulement.
Surpris par un tir anodin de Michael Cammalleri, tôt en première, le gardien québécois a laissé glisser la rondelle entre ses jambières.
Ce but a semblé le déstabiliser pour le reste de la rencontre.
Si Garon s'est montré généreux, ses coéquipiers l'ont aussi bien mal appuyé en zone défensive.
« On ne peut pas gagner en disputant une moitié de partie comme on l'a fait ce soir », a lancé le capitaine des Jackets, Rick Nash.
Dirigés par un apôtre de la défensive, les Blue Jackets encaissaient hier un troisième revers de suite (0-2-1). Séquence au cours de laquelle ils ont accordé 16 buts sur 110 tirs.
« On avait le plein contrôle de ce match. Le score aurait dû être bien plus élevé que 3-2 après les deux premières périodes. Price nous a volé des buts, mais ça n'excuse pas notre baisse de régime en troisième période », a indiqué le Québécois Antoine Vermette qui a enfilé ses 5e et 6e buts de la saison hier.
À son premier match en carrière contre le Canadien, Derick Brassard a récolté une passe.
Bergeron s'impose
Si Carey Price a été la vedette défensive du Tricolore, Marc-André Bergeron a été la vedette offensive du match. Il a enfilé deux buts sur les huit tirs obtenus. Un autre, qui a atteint la barre horizontale, n'a pas été comptabilisé.
« J'aurais pu avoir un match de quatre buts. Mais ce qui compte, c'est la victoire et le fait que j'améliore la qualité de mon jeu défensif. Je travaille beaucoup avec Perry Pearn sur la prise de décisions dans ma zone. Je joue avec plus de confiance et je crois que ça paraît », a commenté Bergeron qui a aussi louangé le travail de ses anciens coéquipiers venus en renfort de Hamilton.
« Cela donne de l'énergie aux gars en place quand ils voient des jeunes qui arrivent avec enthousiasme et qui sont capables d'aider l'équipe », a ajouté Bergeron.
Le Canadien se réveille à Pittsburgh ce matin où il croisera les Penguins dès ce soir.











