Il aimerait entre autres qu'on sache que, malgré tout ce qui a été raconté à ce sujet, il n'a jamais été en guerre avec son ancien coéquipier Alex Kovalev.
«C'est un truc qui m'a toujours un peu agacé... Je n'ai jamais compris tous ces gens qui se permettaient de commenter toutes les situations même s'ils ne savaient absolument rien de ce qui se passait dans notre vestiaire», a-t-il déclaré, hier matin.
«Parfois, les joueurs n'ont pas la même façon d'agir devant les journalistes et devant leurs coéquipiers. Je peux vous assurer que nous n'avons jamais eu de problèmes avec Alex. Il a été un très bon coéquipier durant toutes ces années. Pour des raisons obscures, on lui reproche souvent de ne pas être un bon coéquipier. Je ne sais vraiment pas d'où proviennent toutes ces histoires.»
Koïvu se dit heureux à Anaheim, dans une ville où on entend rarement des «histoires» sur ses coéquipiers lorsqu'on quitte l'aréna.
Même à l'aréna, il y a de ces matins où ça ne brasse vraiment pas beaucoup.
Hier, par exemple, seulement deux journalistes - canadiens - se sont rendus au Honda Center pour assister à la séance de patinage facultative des Ducks. La presse californienne était retenue ailleurs.
«Ici, grâce la météo, je ne vis jamais une seule mauvaise journée.»
L'attaquant finlandais de 35 ans est rentré chez lui en fin d'avant-midi, parfaitement incognito.
«La popularité des Canadiens ne m'empêchait pas de sortir quand j'étais à Montréal. Je m'étais habitué à vivre avec l'idée que je serais reconnu par des gens partout où j'allais. Ce n'est pas le cas ici. Faire des sorties en famille en toute quiétude, c'est possible.»
«Sur la côte Est, les hivers sont sombres et venteux. Il y a beaucoup de pluie et de neige. Sur la côte Ouest, chaque matin, il fait soleil. Ça rend les débuts de journée beaucoup plus agréables. C'est la plus grosse différence entre Anaheim et Montréal, je pense. Ici, grâce la météo, je ne vis jamais une seule mauvaise journée. C'est bien agréable», ajoute-t-il.
Le bonheur de Koïvu serait parfait si seulement son équipe gagnait un peu plus régulièrement. Il commence aussi à ressentir une certaine pression de produire, lui qui a marqué seulement deux buts durant ses 20 premières parties de la saison.
Expérience unique au cinéma
Koïvu n'a pas encore eu la chance de voir le film Pour toujours les Canadiens dans lequel il joue un petit rôle.
Il compte le faire avant longtemps.
«Paraît que je suis pas mal bon acteur», lance-t-il en riant.
«Quand on m'a demandé de participer au tournage de ce film, je n'avais absolument aucune idée de l'ampleur du projet. C'était énorme! J'ai trouvé que c'était une expérience très cool. J'ai eu l'impression de laisser ma trace dans l'histoire du centenaire», explique celui qui n'a pas l'intention de se tourner vers l'industrie du cinéma lorsque sa carrière de joueur sera terminée.
«Même si je vis maintenant en Californie, Hollywood n'est pas un endroit pour moi», conclut-il.











