L'ancien bagarreur des Sénateurs avait été laissé de côté pour la cinquième fois d'affilée.
L'an dernier, lorsque les Coyotes de Phoenix ont effectué leur seule visite de l'année à Kanata, Wayne Gretzky lui avait fait le même coup.
Les joueurs de hockey, habituellement, n'aiment pas trop passer une soirée sur la passerelle tandis que leurs coéquipiers suent à grosses gouttes.
McGrattan, lui, sera bien le dernier à se plaindre.
Après avoir passé un hiver complet à combattre une dépendance à des substances illicites, le simple fait d'appartenir à une formation de la LNH lui suffit amplement.
« J'ai vécu un hiver... différent l'an dernier », a-t-il simplement résumé, cette semaine, avant d'expliquer au représentant du Droit qu'il préfère ne pas trop s'étendre sur le sujet.
« J'étais juste heureux quand une équipe a décidé de prendre une chance avec un gars comme moi. Les Flames, au fond, m'ont donné une chance de relancer ma carrière. Les gars de l'équipe et les membres de la direction ont été très gentils avec moi depuis le départ. Ils m'ont permis de vivre cinq très beaux mois. »
Sans l'ombre d'un doute, McGrattan sait se contenter de peu.
Le 30 janvier dernier, il a connu sa soirée la plus occupée de l'année. Dans un match à sens unique, Sutter l'a envoyé 13 fois sur la patinoire. Il a passé, en tout, neuf minutes et 55 secondes sur la glace.
En moyenne, lors de ses 34 premières parties de la saison, il a été utilisé pendant trois minutes et 26 secondes.
Cela ne l'empêche pas de se maintenir parmi les 10 boxeurs les plus actifs de toute la ligue. Il a jeté les gants à 14 reprises depuis le début de la saison.
« Mon rôle n'a pas changé, mon vieux. Mon rôle n'a jamais changé au cours des huit dernières années. Je savais avant le début de la saison que je ne participerais pas à tous nos matches. À un certain moment, un gars comme moi doit affronter la réalité. Je suis ce que je suis. Quand mes patrons font appel à mes services, je suis toujours prêt. Je suis toujours prêt à faire tout ce qu'on me demande », explique celui qui a marqué trois buts et qui a passé 395 minutes au banc des pénalités en 182 parties dans la LNH.
Le hockeyeur qui est originaire de Hamilton affirme avoir coupé presque tous ses liens avec Ottawa et avec l'organisation des Sénateurs.
Un ami de longue date
Il lui arrive bien de passer un coup de fil à Jason Spezza, à l'occasion. C'est tout.
« Spezz est un ami de très longue date. Nous avons été coéquipiers dans les rangs juniors, nous avons fréquenté la même école secondaire et nous avons habité ensemble durant nos années dans les ligues mineures. Il fera toujours partie de ma vie », explique-t-il.
McGrattan conserve quand même de très bons souvenirs de son passage dans la capitale canadienne.
« Après le lock-out, huit ou neuf joueurs ont quitté Binghamton en même temps pour faire le saut à Ottawa. Je suis très fier de dire que ce groupe, dont je fais partie, a permis à la ville de vivre une finale de la coupe Stanley. »











