Il continue de savourer chaque instant de son expérience aux Jeux olympiques

Après l'or, Luongo veut la coupe Stanley

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Les Jeux de 2010 auront permis à Roberto... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Les Jeux de 2010 auront permis à Roberto Luongo (droite) de succéder à Brodeur, comme Brodeur avait succédé à Curtis Joseph à Salt Lake City en 2002.

Photo: Bernard Brault, La Presse

Sylvain St-Laurent
Le Droit

D'une certaine manière, Roberto Luongo a toujours l'impression de se trouver aux Jeux olympiques.

Le fait que l'athlète de Saint-Léonard continue de s'entraîner tous les jours sur la patinoire où il vient de disputer les matches les plus importants de sa carrière ne doit certainement pas l'aider.

On a demandé au gardien des Canucks de rallumer la vasque, jeudi dernier, 24 heures avant la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques.

Partout où il va, il voit des gens qui lui rappellent à quel point sa vie vient de changer.

Expérience prolongée

« Chaque jour, des gens me félicitent. Chaque jour, je dois répondre à des questions qui portent sur les Jeux olympiques. Dans un sens, ça me permet de prolonger mon expérience. Je continue de savourer chaque instant », révélait-il, samedi matin.

Quelques heures plus tard, durant une très sobre cérémonie qui a précédé le match entre les Sénateurs et les Canucks, celui qu'on surnomme « Lou » a été l'olympien le plus chaudement applaudi par les amateurs de hockey qui avaient rempli GM Place.

Luongo, qui aura 31 ans le mois prochain, possède suffisamment d'expérience pour comprendre que ça ne durera pas.

Il y a toujours deux facettes à une médaille. Le gros pendentif doré qu'on lui a remis à la fin du mois de février n'est pas différent.

Les résidants de Vancouver ont goûté à la victoire durant ces Jeux historiques où leurs athlètes ont grimpé 14 fois sur la plus haute marche du podium.

Ils ont toujours le coeur à la fête.

Ils ont la chance de miser sur une des équipes les plus dynamiques de toute la LNH et ils aimeraient bien célébrer le début de l'été avec un grand défilé mettant en vedette l'héritage d'un certain ancien gouverneur général nommé Stanley...

« Ce n'est pas nouveau. Les gens de Vancouver veulent gagner la coupe Stanley depuis longtemps », lance l'entraîneur-chef des Canucks, le Hullois Alain Vigneault.

« Les gens d'ici encouragent leur équipe depuis environ 40 ans. Ils n'ont toujours pas eu la chance de remporter la coupe, même s'ils ont participé à la finale à deux occasions. Je ne voudrais pas utiliser le mot 'frustrés' pour les décrire, mais je pourrais comprendre leur impatience. »

Décision audacieuse

Vigneault ne se raconte pas d'histoires. Il sait que le succès de sa formation en séries dépendra beaucoup des performances de son gardien.

C'est sans doute pourquoi il a eu l'audace de le nommer capitaine de sa formation, en 2009.

« La pression était forte pour Roberto durant ces Jeux qui se déroulaient dans sa ville. Comme je le connais, il devait être aux anges quand il est devenu l'homme de confiance d'Équipe Canada.

« Quand on lui a confié cet important poste, il a fait ce qu'il devait faire. Il a permis à son équipe de remporter des matches. Je suis persuadé qu'évoluer dans ce type d'environnement fera de lui un bien meilleur athlète dans l'avenir. »

Luongo, en tout cas, n'avait pas l'air trop dérangé, samedi matin, par les questions des journalistes de Vancouver qui portaient sur ses récentes difficultés.

Il venait d'allouer 14 buts durant ses 200 premières minutes de jeu, au retour de la pause olympique.

« Cela ne m'inquiète pas trop. Nous avons pris la mauvaise habitude d'allouer le premier but à l'autre équipe, mais nous trouvons presque toujours une façon de revenir dans le match », dit-il machinalement.

Le score, pas important

« Moi ? Je me fiche un peu du score.

« Qu'on détienne une avance d'un but ou qu'on tire de l'arrière par un but ne change rien à ma façon de travailler. Peu importe le score, mon boulot consiste à essayer d'arrêter le prochain lancer. »

Luongo reconnaît néanmoins qu'il sera un peu plus tendu - juste un peu plus - lorsque débuteront les séries.

« On joue au hockey pour gagner la coupe, dit-il. Gagner une médaille d'or olympique, c'était incroyable. Gagner la coupe, ça doit être encore mieux. »

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