À pareille date l'an dernier, Tyler Bozak s'est entendu avec Toronto au détriment d'Ottawa

Un pan de la bataille à l'avantage des Leafs

Tyler Bozak a récolté 18 points à ses... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Tyler Bozak a récolté 18 points à ses 24 premières parties dans la LNH.

Patrick Woodbury, LeDroit

Sylvain St-Laurent
Le Droit

Les Maple Leafs n'ont pas trop souvent eu le dessus sur les Sénateurs, au cours des cinq dernières années. Ils ont quand même remporté une bagarre, importante, à l'extérieur de la patinoire. Ils pourraient savourer leur victoire pendant un bon bout de temps.

À pareille date, l'hiver dernier, Tyler Bozak était un des meilleurs joueurs autonomes à quitter le hockey universitaire américain pour faire le saut chez les pros.

Plusieurs équipes de la Ligue nationale s'intéressaient à lui.

Après avoir pris le temps d'étudier toutes les offres, Bozak a retenu celles qui lui convenaient le plus. Les deux formations ontariennes faisaient partie de sa liste finale.

Il a finalement choisi le camp des Bleus au lieu du camp des Rouges.

« Bien entendu, j'ai étudié l'offre des Sénateurs. J'ai pris le temps d'évaluer les points forts et les points faibles de toutes les organisations qui m'offraient un contrat », dit Bozak, un jeune homme qui a passé deux années à étudier en administration à l'Université de Denver.

« Beaucoup de facteurs ont influencé ma décision. La qualité de l'équipe et de l'organisation figurait au sommet de ma liste de priorités. Je voulais jouer pour une équipe qui possédait une riche tradition et je voulais être dirigé par un entraîneur compétent. Je voulais qu'on me donne la chance de jouer un rôle important et je voulais vivre dans une belle ville. En bout de ligne, le fait que le club école des Maple Leafs se trouve à Toronto a fait pencher la balance. Je savais avant même de quitter la maison à la fin de l'été dans quelle ville j'allais passer l'année... »

L'influence du paternel

On dit aussi que le père de Bozak, un fan invétéré des Leafs, rêvait de voir son fils jouer sur Bay Street.

Le jeune centre de 23 ans qui est originaire de Régina s'est avéré une très belle prise pour le directeur général Brian Burke.

Après avoir connu des débuts modestes dans la Ligue américaine, il a été rappelé par le grand club au beau milieu de la saison.

Depuis, il a pris son envol.

Il a récolté 18 points à ses 24 premières joutes dans la LNH. Hier soir, il se retrouvait au centre du premier trio de son équipe, entre Phil Kessel et Nikolaï Kulemine.

« Il a des bonnes mains et un bon sens du hockey. Leur ligne ça va bien présentement. Les trois gars s'entendent bien ensemble. Ça va bien », note son coéquipier Jean-Sébastien Giguère.

Le gardien d'expérience a vu plusieurs joueurs autonomes issus des rangs universitaires - Chris Kunitz, Andy MacDonald et Dustin Penner - connaître du succès dans la LNH à l'époque où il évoluait à Anaheim. Il est donc bien placé pour lui rappeler qu'une bonne première saison ne veut pas nécessairement dire qu'il connaîtra une grande carrière.

« Tyler connaît un bon départ, mais il est parfois facile de connaître du succès pendant 20 matches dans la LNH. Maintenir le rythme pendant 300 ou 400 matches, c'est différent », note-t-il.

Bozak n'est d'ailleurs pas le plus costaud. Il constate ces jours-ci à quel point il est exigeant de jouer dans la meilleure ligue au monde.

« Je connais du succès parce que j'ai la chance de jouer avec de bons joueurs. Je dois cependant reconnaître que le calendrier de la LNH est exigeant. Je ne suis pas habitué à jouer autant de matches et je suis un peu fatigué », avoue-t-il.

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