Ils ont ensuite laissé filer un point au classement, tout court, quand Alex Tanguay a permis au Canadien de Montréal de quitter la Place Banque Scotia avec une victoire de 3-2, en fusillade.
Ça leur fait six défaites consécutives.
Les arbitres
Cette fois, les Sénateurs pourraient en vouloir aux arbitres.
Ils leur ont refusé un but à un moment où ils auraient pu faire très mal au Canadien.
Il restait tout juste deux minutes à écouler à la deuxième période. L'arbitre Don VanMassenhoven avait le bras droit en l'air, il attendait qu'un joueur en blanc touche à la rondelle pour envoyer Alex Kovalev au banc des pénalités.
Il s'est empressé de siffler quand Josh Gorges l'a fait dévier.
Une seconde et quart plus tard, quand Anton Volchenkov l'a envoyée dans le fond du filet, il était trop tard.
L'article 15.1 du livre de règlements de la LNH stipule que l'officiel ne doit pas siffler avant que l'équipe qui sera bientôt pénalisée ne prenne le contrôle de la rondelle.
« Je ne crois pas que le Canadien a pris le contrôle de la rondelle, mais les arbitres ont le droit de commettre des erreurs. Le hockey, de nos jours, est un sport où tout se déroule très rapidement », commente le partenaire de Volchenkov, Chris Phillips.
Si ce but avait été alloué, les Sénateurs auraient mené par un but au retour du second entracte.
Les Sénateurs ont réussi à s'emparer de cette précieuse avance, malgré tout, quand Nick Foligno a marqué son premier but en 13 parties. De façon assez spectaculaire, en plus.
Andreï Markov a ramené les deux équipes à la case départ, en fin de troisième. Solide lancer.
VanMassenhoven a sévi une deuxième fois, dans la dernière minute de la troisième période.
Il a décerné une pénalité mineure de deux minutes à Guillaume Latendresse, pour un bâton élevé porté au visage de Volchenkov.
Le défenseur des Sénateurs saignait du nez. En temps normal, la pénalité pour bâton élevé grimpe à quatre minutes, quand le joueur atteint saigne.
« Nous ne pouvons plus rien faire, maintenant. Les décisions des arbitres ont été prises, il faut vivre avec », commentait l'entraîneur-chef Craig Hartsburg, qui peut par ailleurs se réjouir de la performance de ses attaquants.
Le Triumvirat, d'abord, a entrepris le match en force.
Quand Dany Heatley a déjoué Carey Price, dans la cinquième minute de jeu, il a réagi comme s'il venait de marquer un but très important.
Les partenaires de trio de Foligno, Ilya Zubov et Cody Bass, ont obtenu de belles chances.
Antoine Vermette, enfin, a disputé un deuxième solide match d'affilée. Il a entre autres servi toute une feinte au gardien du Canadien, durant une échappée, mais ce dernier n'a pas mordu.
Saku Koïvu a inscrit l'autre but des Glorieux.











