Pendant plus de 60 minutes, sur une des patinoires du Sensplex, les hommes de Craig Hartsburg ont travaillé sur les unités spéciales.
Ils ont travaillé à cinq contre quatre, puis à quatre contre trois. Ils ont même conservé quelques minutes, vers la fin, pour s'exercer à six contre cinq, en simulant les fins de partie où il faut soit protéger une avance ou créer l'égalité en retirant le gardien.
Le travail effectué lors des attaques massives et lors des infériorités numériques constitue pourtant un des rares éléments dont les Sénateurs peuvent être très fiers, cette saison.
Ils faisaient partie hier matin des cinq meilleures formations de toute la Ligue nationale de hockey en infériorité numérique. Ils ont alloué seulement 12 buts lors des 82 premières fois où ils ont été obligés d'évoluer avec au moins un homme en moins.
En supériorité numérique, les choses vont plutôt bien, aussi.
Leur taux de réussite de 19 % leur permettait d'occuper le 14e rang, hier.
Ce n'est pas extraordinaire, mais c'est quand même potable.
De toute façon, l'équipe ne faisait pas nécessairement mieux, ces deux dernières années, quand elle misait sur des défenseurs à caractère offensif comme Wade Redden, Joe Corvo, Andrej Meszaros et Tom Preissing.
Individuellement, les choses fonctionnent assez bien, aussi.
Dany Heatley a marqué sept de ses 11 buts lors de supériorités numériques. Teemu Selanne est à peu près le seul joueur de toute la Ligue qui peut se vanter d'être plus dangereux à cinq contre quatre, cette saison.
Filip Kuba, enfin, a récolté 10 de ses 15 points lors d'unités spéciales. Ça fait de lui un des défenseurs les plus efficaces de toute la LNH lors des unités spéciales, avec Nicklas Lidstrom et Tomas Kaberle.
« Nous étions plus efficaces lors des attaques massives en début de saison. Depuis quelques parties, c'est un peu moins facile », note Jason Spezza.
Il a raison. Durant les trois dernières parties où les Sénateurs ont « mieux » joué, ils ont inscrit seulement deux buts en 15 supériorités numériques.
Ils ont fait mouche une seule fois en sept tentatives, samedi dernier, quand ils ont vaincu les Rangers de New York à la Place Banque Scotia.
Une équipe qui éprouve de la difficulté à marquer des buts de façon générale, depuis le début de la saison, ne peut se permettre cela trop souvent.
« Nous devons être plus affamés dans nos bagarres pour le contrôle des rondelles libres, croit Hartsburg. Il nous faut plus de mouvement sur la patinoire, nous devons lancer plus régulièrement. »
L'entraîneur était plutôt content d'obtenir une opportunité de travailler sur ces éléments, en cette semaine où l'équipe profite d'une longue pause entre deux parties.
« Il faut apprendre à profiter du calendrier, dit-il. Cette pause nous donne l'opportunité de travailler sur certains éléments dont nous parlons souvent lors de nos rencontres d'équipe. »
« Les séances d'entraînement ont été productives, jusqu'ici. Ça devrait nous donner de bons résultats durant les parties. »











