«C'était bien agréable. J'ai presque oublié qui était le club local, pendant un moment, quand je me suis pointé derrière notre banc», disait-il, faisant référence aux milliers de partisans du Tricolore qui faisaient beaucoup, beaucoup de bruit.
Hartsburg s'attend un peu à vivre la même chose, ce soir, quand les Maple Leafs effectueront leur première visite de la saison à la PBS.
La rivalité qui oppose les deux formations ontariennes de la Ligue nationale de hockey a perdu un peu de lustre, depuis quelque temps.
Les personnages qui la rendaient si piquante, dans le camp des Leafs, ont quitté la Ville Reine.
Ed Belfour et Tie Domi profitent des joies de la retraite. Gary Roberts est sur le point de les rejoindre. Darcy Tucker prolonge sa carrière en profitant de l'air pur du Colorado et Pat Quinn dirigera les meilleurs joueurs d'âge junior du Canada, lors du prochain championnat mondial qui aura lieu à Ottawa.
Pour les fans, la rivalité demeure quand même très intense.
«Le départ de tous ces personnages a surtout affecté la façon dont les médias perçoivent notre rivalité. Pour les joueurs, rien n'a changé. Nos matches contre Toronto demeurent tout aussi importants», commentait Chris Phillips, hier.
Le match numéro 21 de la saison régulière semble encore plus important pour les Sénateurs parce qu'elle marque le début d'une nouvelle séquence.
L'équipe affrontera quatre formations qui présentent des fiches perdantes lors de ses cinq prochaines parties.
Ça commence par les Leafs.
Les chroniqueurs et les analystes les plus optimistes leur prédisaient le 14e rang dans l'Association Est, avant le début de la saison.
Ils ne sont pas trop loin de là, pour l'instant, mais ils devancent quand même par un point les Sénateurs.
«Les Leafs exploitent bien leur vitesse et ils travaillent très fort, croit Hartsburg. Avec ces deux éléments, ils constituent une menace pour toutes les équipes qu'ils doivent affronter.»
Ce fut notamment le cas lors de leur dernière partie, mardi dernier, lorsqu'ils se sont inclinés 6-3 devant les Thrashers d'Atlanta. «Le score de cette partie aurait dû être plus serré. Les Leafs ont bien travaillé», croit l'entraîneur des Sénateurs.
Ses joueurs - même ceux qui s'apprêtent à passer leur premier hiver à Ottawa - s'attendent à ce que les partisans torontois crient pas mal fort, ce soir, dans les gradins.
«C'était comme ça quand je jouais à Edmonton, aussi. Les Leafs et le Canadien comptent des tas de partisans d'un bout à l'autre du pays», souligne Jason Smith.
«Même en Alberta, des gens grandissent dans des familles où tout le monde prend pour les Leafs. Il n'y a pas si longtemps, ils formaient une des deux seules équipes canadiennes dans la Ligue nationale.»
sstlaurent@ledroit.com











