Alex Kovalev a promis hier de ne pas s'approcher du tableau qui est installé derrière la porte du vestiaire des visiteurs du centre Bell, demain.
Il a trop peur que ça lui porte malheur.
« Je ne suis pas un grand fan de cette pratique et j'ai averti mes coéquipiers.
« J'ai inscrit une somme d'argent au tableau quand nous avons affronté les Rangers de New York, au début du mois, et nous avons perdu. Chaque fois que je me suis risqué, j'ai été malchanceux. J'ai donc décidé de ne plus faire cela », expliquait-il aux journalistes d'Ottawa, hier matin.
Quand il a quitté la Place Banque Scotia après la séance d'entraînement, Kovalev a fait voeu de silence.
Il n'accordera pas d'entrevues aux journalistes de Montréal, ce matin. Ceux qui tiennent absolument à lui parler devront attendre la fin de la première partie de la saison entre les Sénateurs et le Canadien, en fin de soirée.
L'Artiste s'apprête à vivre une soirée fertile en émotions.
Il n'est encore jamais retourné au centre Bell, pour jouer, depuis le jour où il a déménagé dans la capitale canadienne.
« Comment je me sens ? Je l'ignore. Comme d'habitude, j'imagine. Je suis juste emballé d'être un joueur de hockey et d'appartenir à une équipe qui gagne des matches », a-t-il dit.
Cette déclaration pourrait être perçue comme une pointe à l'endroit de son ancienne équipe.
Après leur victoire de 7-1 face au Lightning de Tampa Bay, jeudi soir, les Sénateurs se sont emparés du premier rang au classement de la section Nord-Est.
Au même moment, au terme de leur quatrième revers consécutif, le Canadien a glissé au 12e rang du classement de l'Association Est.
Kovalev, qui n'a jamais caché son attachement profond à la métropole, reconnaît qu'il vivra des émotions fortes lorsqu'il devra sauter sur la glace en début de soirée.
« Pour l'instant, j'essaie sincèrement de ne pas trop y penser », disait-il hier.
« Je pourrais vivre de bons moments comme de mauvais moments. Les partisans pourraient m'accueillir avec une ovation et ils pourraient aussi me huer. Je suis prêt à tout. À travers tout ça, je ne dois jamais oublier que je serai à Montréal pour jouer un match de hockey. Je ne vis plus à Montréal, je vis à Ottawa. Je dois me concentrer sur le match car nous avons besoin de gagner. »
Clouston
L'entraîneur-chef des Sénateurs, Cory Clouston, tentait de diriger une séance d'entraînement comme toutes les autres, hier.
« Je suis conscient que pour les partisans, le match de ce soir concerne d'abord Alex Kovalev. En ce qui me concerne, il ne sera qu'un joueur parmi tant d'autres. À Montréal, je voudrai tout simplement continuer à jouer comme nous avons joué jeudi. Il sera impossible pour nous de marquer sept buts chaque soir, mais la façon dont nous allons travailler ne doit pas changer », dit-il.
Les coéquipiers de Kovalev ne lui mettront pas trop de pression sur les épaules.
« Il m'a dit une seule chose. Il m'a dit de lui donner la rondelle. Je vais l'écouter », blague Daniel Alfredsson.











