Hier, à l'écouter parler, il est plutôt permis de croire que l'entraîneur-chef gatinois l'estime beaucoup. « En gros, Alex connaît du succès parce qu'il fait exactement ce qu'on lui demande, disait-il. Il lui arrive fréquemment d'accepter des mises en échec afin de compléter un jeu. Matt Carkner et lui se complètent très bien. Alex a l'air en confiance lorsqu'il joue avec Matt. Il sait qu'il a un grand frère dans son coin. »
Il est vrai que jouer avec un joueur aussi robuste et redouté que Carkner doit donné des ailes. « Mais Alex n'en a pas vraiment besoin, croit Clouston. Il nous a prouvé dernièrement qu'il est capable de bien utiliser ses épaules. Il fait bien circuler la rondelle. Il complète ses jeux de façon intelligente. Dans son territoire, il utilise bien son bâton. Il joue de façon responsable. »
« La complicité qui s'installe entre deux joueurs, ça peut faire de bien belles choses. »
Depuis son arrivée à Ottawa, Picard n'a jamais eu la chance d'évoluer avec des joueurs qui préconisent un style similaire à celui de Carkner. « À Philadelphie, il y a quelques années, j'ai joué avec Derian Hatcher. Les deux ont un peu le même style », indique le défenseur, qui s'avoue très à l'aise avec son nouveau partenaire de jeu.
« Il est certain que patiner avec un joueur comme lui modifie un peu ma façon de jouer. Je dois constamment jeter des coups d'oeil par-dessus mon épaule afin de savoir s'il se passe quelque chose. Contre le Lightning, par exemple, quelques incidents sont survenus », explique-t-il.
« Au fond, Matt n'a pas eu trop besoin de s'imposer avec ses poings depuis le début de la saison. Il joue même plutôt bien avec la rondelle. Au fond, ça se passe plutôt bien pour lui aussi. »
Picard domine présentement les Sénateurs avec un différentiel de plus sept.
Il a également marqué son premier but de la saison, jeudi.
Il serait étonnant qu'il retourne dans les gradins, même lorsque le blessé Filip Kuba sera prêt à récupérer son poste dans la formation débutante.
« Je n'ai joué que cinq matches jusqu'ici. Je vais éviter de m'ajouter inutilement de la pression sur les épaules. Je vais laisser ça aux journalistes », s'exclamait-il, hier. « Je vais continuer de faire les choses simplement. Le but que j'ai marqué jeudi constitue un parfait exemple. Quand j'ai lancé la rondelle, je voulais simplement générer un retour de lancer. Je n'avais pas nécessairement un bon angle de tir. J'ai fait les choses simplement. Ça a fonctionné. »











