Patrice Bergeron a été le seul à compter lors des tirs de barrage tandis qu'Alex Kovalev et Daniel Alfredsson touchaient des poteaux et que Jason Spezza a été arrêté par Tim Thomas.
Mais c'est surtout la façon dont ce premier duel entre les rivaux de la division Nord-Est a nécessité du temps supplémentaire qui était démoralisante pour les perdants.
Deux buts en 50 secondes
En avant 3-1 avec 88 secondes à écouler dans la partie, les locaux ont concédé deux filets en 50 secondes aux Bruins alors que leur gardien Tim Thomas avait été retiré à la faveur d'un sixième attaquant.
Mark Recchi, qui disputait un 1500e match en carrière, a d'abord fait dévier un tir de Derek Morris, puis ce dernier a repéré David Krejci laissé seul à l'embouchure du filet et il a créé l'égalité.
« Je vais certainement me souvenir de cette rencontre pour longtemps, a lancé Recchi après avoir réussi son 547e but en carrière (il a 899 passes). C'est vraiment fantastique d'obtenir cette victoire, et de cette façon par surcroît. »
Les Sénateurs, eux, vont chercher à oublier cette défaite, tout comme celle de jeudi échappée 6-5 contre les Predators de Nashville.
« Normalement, c'est positif d'obtenir un point de classement, mais pas cette fois parce que nous en avons vraiment perdu un. On avait pourtant bien joué pendant presque 59 minutes », a commenté l'entraîneur-chef Cory Clouston après la rencontre.
Les Sénateurs (5-2-2) en ont aussi donné deux à des Bruins (5-4-1) amochés qui se sont amenés dans la capitale sans deux de ses meneurs de jeu en attaque, Marc Savard et Milan Lucic.
« Il faut qu'on apprenne de ce qui s'est passé et que ça ne se reproduise plus », notait l'attaquant Milan Michalek, qui semblait parti pour avoir compté le but gagnant quand il a trompé Thomas entre les jambières en milieu de troisième, moins de deux minutes avant que Mike Fisher ajoute un but d'assurance quand son tir a dévié sur le patin de Bergeron.
Thomas extraordinaire
Thomas, qui a gagné ses huit dernières sorties contre Ottawa, a aussi volé quelques buts certains aux Sénateurs, notamment à Alfredsson avec un plongeon à sa gauche quand il a accepté une passe d'Alex Kovalev en deuxième.
« Thomas a encore réalisé de gros arrêts pour eux. Mais nous avons aussi joué de malchance. Sur le but égalisateur (de Krejci), Anton Volchenkov avait échappé son hockey et on jouait à six contre quatre et demi. Tout ça a fait qu'ils ont pu gagner un match qu'ils n'avaient pas d'affaire à remporter », estimait Alfredsson.
« Ça faisait du bien de réaliser un tel arrêt spectaculaire, je n'en avais pas encore réussi un cette saison, a dit Thomas, mis à l'épreuve à 30 reprises. Pour nous, c'est une grosse victoire. C'est une des plus belles remontées à laquelle j'ai assisté depuis que je suis à Boston. »
Elliott
Envoyé dans la mêlée alors que Pascal Leclaire était grippé, le gardien substitut a effectué 25 arrêts dans ce match. Il ne pouvait pas grand-chose sur les buts comptés à ses dépens, mais il a plutôt mal paru quand Bergeron l'a déjoué en fusillade.
« Il faut que nous soyions en mesure de mieux terminer les parties que ça », soulignait le jeune gardien de 24 ans, qui a vu Mike Fisher rater sa tentative de dégagement juste avant le but égalisateur.
C'est passé presque inaperçu en raison des rebondissements de dernière minute de cette rencontre, mais un point positif pour les Sénateurs aura été de voir le duo d'Alexandre Picard et Matt Carkner rebondir après une soirée cauchemardesque contre Nashville. Le premier a été le deuxième joueur le plus utilisé des deux clubs (seul Zdeno Chara a joué plus que ses 25 : 38 minutes) et a présenté un différentiel de plus-2, tandis que le second a livré deux solides combats, contre Byron Bitz et Scott Thornton.











