La patience de l'entraîneur-chef des Sénateurs n'est cependant pas éternelle.
L'Artiste a récolté seulement cinq points à ses 12 premières parties de la saison. Il présente le pire différentiel de toute son équipe, moins cinq.
Il devra trouver une façon d'améliorer ses statistiques personnelles. Bientôt.
«La période d'adaptation tire à sa fin. À l'heure actuelle, Alex doit bien comprendre notre système de jeu et il doit commencer à connaître ses coéquipiers. Le simple fait d'obtenir des chances de marquer ne suffira plus. Il devra trouver des façons de capitaliser», déclarait Clouston hier matin.
Le jeune entraîneur connaît quand même un peu son joueur. Il sait sans doute qu'il serait dangereux de critiquer trop sévèrement celui qui a été embauché à fort prix au marché des joueurs autonomes, l'été dernier.
Il tient quand même à spécifier que Kovalev ne fait pas que de mauvaises choses, sur la patinoire, depuis le début de la saison.
«Eli Wilson et moi venons de regarder nos six derniers matches en boucle. Nous avons accordé une attention toute particulière aux chances de marquer que nous avons obtenues et à celles que nous avons concédées à nos adversaires. Vous savez quoi ? Avec un peu de chance, Alex aurait pu obtenir six mentions d'aide de plus au cours de nos trois ou quatre dernières parties.»
«Le dernier match a été un parfait exemple. Il a fait de bien belles choses près du filet adverse, mais nous n'avons pas été capables de compléter ses jeux.»
L'ancienne gloire du Canadien de Montréal ne peut pas vraiment se plaindre de son utilisation.
Il passe en moyenne 18 minutes et 15 secondes sur la patinoire match. Il est donc le cinquième attaquant le plus utilisé par Clouston.
Il évolue sur la première vague du jeu de puissance. À forces égales, il patine avec les deux meilleurs marqueur de l'équipe, Daniel Alfredsson et Mike Fisher.
«Je ne connais pas un début de saison à la hauteur de mes attentes», reconnaît le joueur de 36 ans.
«Je suis quand même satisfait. Je suis capable de bien alimenter mes coéquipiers. Ils obtiennent de bonnes chances de marquer. J'aimerais obtenir davantage de chances de marquer moi-même. J'imagine que je pourrais jouer de manière un peu plus agressive à l'occasion.»
Pas un cas unique
Kovalev ne représente pas un cas unique dans la Ligue nationale de hockey.
Les prochains adversaires des Sénateurs, le Lightning de Tampa Bay, vivent une situation similaire avec leur propre vedette, Vincent Lecavalier.
Celui qu'on surnomme «Vinny» a marqué un seul but en 11 parties.
Exaspéré, l'entraîneur Rick Tocchet, l'a envoyé réfléchir au sein du troisième trio.
Cory Clouston n'entend pas agir ainsi. Du moins, par pour l'instant. Kovalev ne quittera pas le premier trio des Sénateurs.
«Il faudra d'ailleurs mettre les bouchées doubles. Les autres équipes vont nous couvrir de plus près en l'absence de Jason Spezza», souligne Daniel Alfredsson.
«Je sens que ça s'en vient pour moi. Dans deux ou trois matches, vous allez voir la différence», assure Kovalev.













