En plein coeur de cette mini-tempête, au cours des dernières heures, Chris Neil est demeuré parfaitement calme.
Il maintient que sa violente mise en échec à l'endroit de la recrue Victor Hedman était parfaitement légale.
Il n'y a pas lieu, selon lui, d'en faire tout un plat.
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« Compléter des mises en échec légales ? C'est mon travail. Regardez la séquence attentivement. À mon avis, la LNH a besoin de joueurs qui complètent des mises en échec comme celle-là », a-t-il expliqué de manière calme et posée, hier matin, alors qu'il était encerclé par les journalistes dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa.
La mise en échec en question est survenue alors qu'il restait un peu plus de cinq minutes à écouler à la deuxième période.
Hedman, le défenseur de six pieds et six pouces que le Lightning a sélectionné au deuxième rang lors du dernier repêchage amateur, à Montréal, tentait de prendre le contrôle de la rondelle derrière son filet.
Neil arrivait à toute vitesse, pour exercer l'échec-avant. Il n'a pas levé le coude. Ses deux patins sont demeurés sur la glace. Le choc a néanmoins été percutant.
Sonné, le jeune homme a immédiatement quitté la patinoire et il n'est pas revenu au jeu par la suite.
Neil n'a pas été puni. Il ne sera pas non plus suspendu.
Tocchet
« C'était une bonne mise en échec. Ça fait partie du hockey », a déclaré l'entraîneur-chef du Lightning, Rick Tocchet, tard jeudi soir.
Ce dernier s'y connaît en matière de coups légaux et de coups salauds. Il en a distribué plusieurs durant sa propre carrière de joueur, qui s'est étirée pendant 18 saisons.
« Je suis un joueur robuste. J'essaie de compléter de solides mises en échec chaque fois que je saute sur la patinoire, ajoutait Neil, hier. Mes coups d'épaule m'ont permis d'atteindre la LNH et ils me permettent de demeurer dans la LNH. Les joueurs de toutes les autres équipes savent qu'il faut redoubler de prudence lorsque je me trouve sur la patinoire. Hedman aurait dû le savoir aussi. »
Clouston
L'entraîneur-chef des Sénateurs, Cory Clouston, appuie totalement son joueur.
Il s'est même permis d'aller un peu plus loin, durant sa conférence de presse d'hier matin.
Selon lui, Neil n'avait « pas le choix » de compléter cette mise en échec.
Clouston comprend l'importance d'analyser chaque mise en échec sévère, à une époque où les blessures à la tête se font de plus en plus nombreuses chez les hockeyeurs professionnels.
« Le hockey a changé. Quand un joueur du gabarit de Chris arrive à toute vitesse pour vous frapper, il risque de vous faire mal... Il est important de discuter des mises en échec, mais dans le cas de Chris, il n'y a rien à dire. C'était un coup légal. »
Clouston croit qu'on ne pourra jamais complètement éliminer les coups à la tête, dans le monde du hockey. « J'ai déjà participé à un tournoi en Europe, avec une sélection canadienne, où tous les coups à la tête étaient pénalisés. Ça permettait à tous les joueurs de patiner avec la tête basse. Ce n'était pas une bonne chose. Ça rendait le jeu encore plus dangereux », explique-t-il.













