L'équipe a passé plus de 20 minutes par partie au cachot

Les punitions coûtent cher aux Sénateurs

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Cory Clouston, l'entraîneur-chef des Sénateurs (au centre) voit... (LeDroit)

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Cory Clouston, l'entraîneur-chef des Sénateurs (au centre) voit d'un mauvais oeil le fait que son équipe passe trop de temps au banc des pénalités. « En gros, ça nous fait perdre beaucoup de momentum alors que ça en donne à l'adversaire. C'est un effet boule de neige », a-t-il dit après la séance d'entraînement de l'équipe, hier.

LeDroit

Marc Brassard
Le Droit

Avant les parties d'hier soir, les Sénateurs d'Ottawa étaient le club le plus puni de toute la LNH, leurs joueurs ayant passé 283 minutes au cachot en 14 rencontres, soit une moyenne de 20,2 minutes par partie.

Ce n'est pas pour rien qu'il a encore été question de discipline hier matin, au retour à l'entraînement, tout comme le sujet avait été abordé après le revers de 3-2 contre les Devils du New Jersey samedi, partie où les visiteurs ont compté leurs trois buts en avantage numérique.

« Le chiffre total est gonflé quelque peu par les 10 minutes d'inconduite écopées lors de nos dernières parties (notamment par Chris Neil et Jarkko Ruutu samedi), estimait l'entraîneur-chef Cory Clouston. Et même si on n'est pas en désavantage numérique pendant ces 10 minutes, ça pause un problème également parce que cela nous force à couper notre banc, à jouer à trois trios plutôt que quatre. Nos joueurs qui font prendre des punitions à l'adversaire ne sont pas disponibles. Ça oblige aussi certains de nos meilleurs joueurs à écouler le temps lors des autres punitions. En gros, cela nous fait perdre beaucoup de momentum alors que ça en donne à l'adversaire. C'est un effet boule de neige. »

Les punitions écopées par les Sénateurs ne font pas trop mal quand l'unité de désavantage numérique fait son travail, elle qui est 10e dans la ligue avec un pourcentage d'efficacité de 82,1 % (12 buts alloués en 67 chances).

Ce qui est inquiétant pour Ottawa, c'est que leur jeu de puissance n'obtient pas l'occasion de se déployer très souvent, seulement 51 fois (29e à ce chapitre dans la LNH) en tout, soit 3,6 fois par partie. L'attaque à cinq n'a produit que huit fois lors de ces opportunités, pour une faible moyenne de 15,7 % (23e dans le circuit Bettman).

« On doit faire un meilleur travail pour forcer l'adversaire à prendre des punitions, réitère Clouston.

« Pour y arriver, il faut établir une meilleure possession de la rondelle, notamment. »

L'écart entre les punitions écopées par les Sénateurs et celles de leurs adversaires fait suggérer à certains qu'ils sont défavorisés par des officiels qui n'aiment pas entendre les reproches de leur banc à chaque fois qu'une décision va à leur encontre.

Alfredsson

« Je ne sais pas si nous avons un club qui se plaint tant que ça, mais cela n'aide jamais, estime le capitaine Daniel Alfredsson. Quand une décision est rendue, il faut l'accepter. Ça n'aide pas notre cause si on crie après les arbitres à chaque fois qu'ils passent devant notre banc. Il faut laisser le capitaine se charger de la communication avec eux. »

Drôle de hasard, il est question de « chialage » après les arbitres alors que les Oilers s'amènent dans la capitale avec leur nouvel entraîneur-chef, Pat Quinn, qui ne se gênait jamais pour dire ce qu'il pensait des « zébrés » du temps où il était à la barre des Maple Leafs de Toronto.

Cory Clouston se défend bien d'être dans la même classe que Quinn à ce chapitre, et il voudrait bien changer la perception des gens à l'endroit de son club.

« Je ne nommerai pas de noms, mais je sais qu'il y a des entraîneurs dans la ligue qui crient beaucoup. Je ne dis pas que notre personnel d'entraîneur ne l'a jamais fait, il y a de l'émotion dans chaque match. Il y a parfois de la frustration accumulée, mais on ne peut pas s'apitoyer sur notre sort. Il faut juste nous fermer la trappe et espérer que les décisions vont aller dans notre sens à un moment donné, si on bouge nos pieds et qu'on garde possession de la rondelle. Si la perception est que nous parlons trop, il va falloir aller dans l'autre sens, en allant à l'autre extrême peut-être », a dit Clouston.

Entre les lignes

Pascal Leclaire devrait affronter les Oilers ce soir, Cory Clouston ayant indiqué hier qu'il ne savait pas si son adjoint Brian Elliott obtiendrait un départ cette semaine... Après le match de ce soir, les Sénateurs rendront visite aux Flyers et à Ray Emery jeudi... Daniel Alfredsson a obtenu congé d'entraînement hier, mais il pourra affronter Edmonton ce soir. « Rien de grave, juste le vieil âge », a-t-il blagué... Le défenseur Anton Volchenkov a patiné en solitaire avant ses coéquipiers hier, mais l'équipe n'entrevoit pas qu'il pourrait revenir au jeu avant samedi, quand les Rangers de New York seront les visiteurs à la Place Banque Scotia. « Sa blessure à un coude l'empêche de lancer », a indiqué Clouston... Les Sénateurs ont remporté leurs deux parties contre les Oilers l'an dernier, 4-2 à Ottawa et 3-2 à Edmonton.

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