Dans une Ligue nationale de hockey dominée plus que jamais par les unités spéciales, ce n'est pas exactement le Klondike.
Samedi après-midi, les Sénateurs ont obtenu cinq supériorités numériques. Ils ont même eu la chance de tenter leur chance à quatre contre trois, durant les 85 dernières secondes de la période de prolongation.
Ils n'ont pas été foutus de marquer un seul but, ce qui a pavé la voie à une défaite de 2-1 en fusillade contre les Rangers de New York.
«Nous avons passé beaucoup de temps en supériorité numérique et je reconnais que nous avons obtenu une chance en or à quatre contre trois. Pour marquer, il aurait fallu obtenir plus de lancers au but. Trop de lancers ont été bloqués, aujourd'hui. Il faut que la rondelle se rende jusqu'au filet adverse», juge le capitaine des Sénateurs, Daniel Alfredsson.
Son équipe a décoché seulement six lancers vers le filet de Henrik Lundqvist, durant ses neuf minutes et 16 secondes passées en supériorité numérique.
Les Sénateurs ont réussi à prendre les devants en deuxième période. Parce que les attaquants du quatrième trio Chris Kelly et Jarkko Ruutu ont bien travaillé dans le territoire des Rangers, Brian Lee a été capable de battre leur gardien vedette.
Pour le jeune Lee, il s'agissait d'un deuxième but marqué durant la dernière semaine à la PBS.
Il commence d'ailleurs à collectionner les buts contre les meilleurs gardiens au monde. Samedi dernier, il a déjoué Martin Brodeur dans un autre match perdu par son équipe.
«J'ai marqué un autre but aujourd'hui et j'en suis très fier, mais je ne peux pas être complètement satisfait de ma performance. Je pourrais être beaucoup plus efficace dans d'autres facettes du jeu. Je parle ici de facettes du jeu qui ne paraissent pas nécessairement lorsqu'on consulte la feuille de pointage», déclare celui qui vit toujours dans un hôtel d'Ottawa.
Il a été rappelé par les Sénateurs pour remplacer le blessé Anton Volchenkov et tout indique qu'il retournera à Binghamton lorsque ce dernier sera de retour en forme.
Un autre défenseur qui connaît un début de saison plutôt ordinaire, Chris Campoli, a été indirectement responsable du but égalisateur.
Les Sénateurs profitaient d'une supériorité numérique, justement, lorsqu'il a commis une gaffe de trop à la ligne bleue adverse.
Son hésitation a permis aux Rangers de créer une attaque en surnombre, à deux contre un.
Quelques instants plus tard, Vaclav Prospal complétait une belle manoeuvre de Marian Gaborik pour battre Brian Elliott.
Le gardien de buts numéro deux des Sénateurs, à qui on avait demandé de jouer pour donner la chance à Pascal Leclaire de se reposer un peu et de retrouver sa confiance, n'a pas à rougir de sa performance.
Il a été très bon, particulièrement en première période, lorsque les Rangers ont obtenu quelques bonnes chances de marquer.
Elliott a poursuivi son bon travail durant la fusillade. Il affrontait, faut-il le rappeler, un des meilleurs gardiens de but au monde.
Les Rangers ont finalement réussi à l'emporter grâce à leur septième tireur.
L'entraîneur-chef John Tortorella commençait à manquer d'options. Il était déjà arrivé à Ottawa sans deux de ses meilleurs attaquants, Chris Drury et Brandon Dubinsky.
Gaborik, Ales Kotalik, Prospal, Enver Lisine, Artem Anisimov et Christopher Higgins avaient déjà tenté leur chance.
En désespoir de cause, il s'est tourné vers un joueur fraîchement rappelé des mineures, Pierre-Alexandre Parenteau.
L'attaquant qui est né à Hull, mais qui a grandi à Boucherville, a inscrit le but décisif avec une belle feinte et un lancer dans la partie supérieure du filet.
«Le coach m'a demandé si j'étais bon dans les fusillades, dans les mineures. Je lui ai répondu qu'il pouvait compter sur moi. Quand je me suis élancé vers le filet, je savais déjà ce que je ferais. J'ai utilisé ma feinte fétiche», expliquait-il après la partie.


















