Il souhaite terminer sa carrière avec les Sénateurs

Alfredsson ne veut pas imiter Sundin

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Daniel Alfredsson continuera d'exercer son leadership par des... (PATRICK WOODBURY, LeDroit)

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Daniel Alfredsson continuera d'exercer son leadership par des gestes concrets, tant sur la patinoire qu'à l'extérieur.

PATRICK WOODBURY, LeDroit

Sylvain St-Laurent
Le Droit

À la veille de la première visite des Maple Leafs à la Place Banque Scotia, cette saison, Daniel Alfredsson a tenu à rassurer les partisans torontois qui le détestent tant.

Il entend continuer à jouer un rôle important dans la Bataille de l'Ontario jusqu'au tout dernier jour de sa carrière.

Un journaliste affecté à la couverture des Leafs, débarqué à Ottawa une journée trop tôt, a demandé au capitaine des Sénateurs s'il accepterait, un jour, de quitter l'équipe avec laquelle il a passé toute sa carrière.

D'autres vedettes vieillissantes l'ont fait avant lui, afin d'améliorer leurs chances de remporter la coupe Stanley.

«Je ne crois pas que ce sera mon cas», a-t-il répondu avant de fournir quelques très bons arguments.

Des arguments qui laissent croire qu'il a pris le temps de réfléchir à la question avant d'arrêter son opinion.

«Je crois d'abord que l'organisation des Sénateurs est sur la bonne voie, dit-il. Sincèrement, j'ai l'impression que nous sommes en train de remonter la pente. Tout ce qu'un joueur demande, au fond, c'est une chance de participer aux séries éliminatoires. De nos jours, toutes les équipes qui participent aux séries ont une chance de gagner.»

«Prenez l'exemple des Penguins de Pittsburgh. Au temps des Fêtes, l'an dernier, on se demandait s'ils participeraient aux séries. Ils ont changé d'entraîneur au bon moment et ils ont tout gagné.»

Alfredsson sait que certains joueurs, comme Raymond Bourque, ont pu réussir de belles choses en changeant d'organisation quelques années avant d'accrocher leurs patins. Il sait aussi que d'autres sont allés voir ailleurs si le gazon était plus vert... pour rapidement s'apercevoir que ce n'était pas le cas.

Sundin, un parfait exemple

Son bon ami Mats Sundin - qui était aussi son pire rival dans les belles années de la B. de l'O. - constitue un parfait exemple en la matière.

Après avoir raté les séries éliminatoires durant ses trois dernières campagnes à Toronto, Sundin a décidé de se prévaloir de son autonomie et de laisser grimper les enchères, à l'été 2008.

Il a fini par accepter l'offre des Canucks de Vancouver, chez qui il était perçu comme la pièce manquante au puzzle. Celle qui permettait de rêver au championnat.

Sundin a finalement disputé une demi-saison sur la côte Ouest, où il a été limité à neuf buts.

Les Canucks ont été éliminés des séries en deuxième ronde.

Plusieurs facteurs

«Plusieurs facteurs m'ont poussé à passer toute ma carrière dans la même ville. Je suis d'abord arrivé à Ottawa au bon moment. Alexeï Yashine faisait la grève et l'équipe venait de connaître une saison de misère. On m'a offert une belle opportunité. Ça m'a permis de connaître un très bon début de carrière. Il y a eu des hauts et des bas par la suite, mais je n'ai jamais cessé de croire qu'Ottawa était le meilleur endroit où je pouvais poursuivre ma carrière. Je me considère chanceux parce que les dirigeants de l'organisation ont toujours été du même avis.»

«Il ne faut jamais dire 'jamais. Je pourrais être échangé un jour. Je ne crois cependant pas que cela va se produire.»

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