Il y a un an hier, ils encaissaient un revers de 7-4 aux mains des Capitals à Washington. Il y a un an aujourd'hui, le directeur général Bryan Murray annonçait le congédiement de l'entraîneur-chef Craig Hartsburg et son remplacement sur une base intérimaire par Cory Clouston, promu de son poste avec le club-école de Binghamton.
Après avoir redressé une barque qui prenait l'eau à pareille date en 2009 (fiche de 17-27-7 avant son arrivée et de 19-11-4 par la suite), Clouston s'est vu offrir de demeurer en poste cette saison, une décision que Murray et le propriétaire Eugene Melnyk ne regrettent certes pas, car c'est dans l'allégresse créée par une série de neuf victoires consécutives, un record d'équipe, que l'anniversaire de l'entrée en scène de l'Albertain de 40 ans sera célébré.
Pas très démonstratif en public, ce n'est cependant pas Clouston qui va se péter les bretelles de la fiche de 50-32-8 compilée par les Sénateurs sous son joug au cours de la dernière année de calendrier.
« Dès mon arrivée, l'équipe s'est mise à bien jouer. Nous avons perdu le premier match contre Los Angeles (1-0) et le deuxième en prolongation (4-3 contre Boston), mais dès le départ, le club jouait bien. Pour moi, la constance dans l'effort a toujours été là. On ne gagne pas tout le temps, mais la plupart du temps, on joue avec ardeur et de la bonne façon. Nous avons aussi montré beaucoup de caractère, les gars ont été des professionnels et ont placé l'équipe en premier », a-t-il soutenu.
Dès son entrée en poste, Clouston avait mis l'accent sur l'importance pour ses ouailles de jouer en équipe, que chacun sacrifie son ego pour le bien de l'ensemble.
Sa philosophie n'a pas l'affaire d'une des vedettes du club, Dany Heatley, qui a demandé à être échangé parce qu'il ne voulait pas accepter un « rôle diminué ». À travers cette tempête qui a pris fin quand le récalcitrant attaquant a été échangé à San Jose à la veille du début du camp d'entraînement, Clouston n'a pas dérogé de ses principes et force est d'admettre que les Sénateurs forment maintenant un club plus complet, qui se fie moins à un seul trio - le « Triumvirat » de Jason Spezza, Heatley et Daniel Alfredsson - que par les années passées.
Fier de ses joueurs
« Ce n'est pas quand les choses vont bien que le caractère d'un individu se révèle, c'est quand ça va mal, quand vous avez des blessures ou que vous en arrachez. C'est facile de dire que vous avez du caractère quand les choses vont bien. Cette organisation a traversé des moments difficiles au cours de la dernière année. Mais je suis bien heureux de la façon dont nous avons répondu face à cette adversité, je suis bien fier des gars », a souligné Clouston.
Les vétérans des Sénateurs ont fait l'éloge de leur patron à plusieurs occasions au cours des derniers mois, et hier c'est le centre Mike Fisher, un joueur transformé sous ses ordres, qui a été appelé à parler de son impact dans le vestiaire.
Fisher
« Il a fait du bon travail pour s'assurer que l'équipe soit tricotée serrée, et pour que le 'nous' devienne plus important que le 'je' ou le 'moi'... Il a plusieurs qualités comme entraîneur, comme être très direct. Mais je dirais que sa plus grande force est de présenter un plan de match de façon à ce qu'on le comprenne facilement, et il excelle pour nous motiver. Il veut toujours nous pousser à nous améliorer, et c'est ce qu'on veut faire. Nous pensons que nous pouvons jouer encore bien mieux que ça lorsque les séries, - qui sont le vrai test - vont arriver », a dit Fisher, qui a depuis longtemps surpassé ses totaux de buts (19 contre 13) et de points (41 contre 32) cette saison par rapport à l'an dernier.
Cory Clouston n'est effectivement pas du genre à arrêter de tenter de presser le citron pour obtenir plus de jus : « L'équipe s'en va dans la bonne direction et c'est le fun de venir au bureau. Il faut juste continuer comme ça », a-t-il ajouté.











