Il disputera son 500e match dans la LNH ce soir

Cheechoo a de quoi être fier

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Jonathan Cheechoo... (Archives, LeDroit)

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Jonathan Cheechoo

Archives, LeDroit

Sylvain St-Laurent
Le Droit

Disputer 500 matches dans la Ligue nationale de hockey constitue tout un exploit. Comme tous ceux qui l'ont précédé, Jonathan Cheechoo est plutôt fier de l'étape qu'il est sur le point de franchir.

« Il me semble que je viens tout juste de faire mes débuts dans cette ligue dans laquelle j'ai rêvé de jouer tout au long de ma jeunesse », confiait-il, hier matin.

Les joueurs qui atteignent le plateau des 500 parties rêvent généralement d'en jouer 500 autres avant d'accrocher leurs patins.

Encore une fois, Cheechoo n'est pas différent.

« Quelques-unes de mes saisons ont été raccourcies par des blessures. Si je parviens à demeurer en santé et si je peux continuer à jouer à un très bon niveau, j'aimerais bien jouer 500 autres parties. Je n'ai jamais cessé d'aimer le hockey. Il s'agit toujours du plus beau sport qui existe », maintient-il.

Il ne reste plus qu'à voir si les hommes qui dirigent les 30 équipes de la LNH offriront à Cheechoo la chance de jouer assez longtemps pour lui permettre d'atteindre son nouvel objectif.

Le hockeyeur qui est originaire de Moose Factory, dans le nord de l'Ontario, est devenu une grande vedette dans la LNH durant la saison 2005-2006. En jouant avec l'excellent fabricant de jeux Joe Thornton, il a remporté le trophée Maurice-Richard en connaissant une saison de 56 buts.

Des problèmes de santé

Les problèmes de santé ont commencé à l'embêter par la suite.

La saison suivante, il a chuté au cinquième rang du classement des meilleurs buteurs du circuit en connaissant une saison de 37 buts.

En 2007-2008, il a marqué seulement 23 fois.

La saison dernière - sa sixième dans l'organisation des Sharks de San Jose - n'a pas été sa meilleure. En 66 matches, il a touché la cible à 12 occasions.

Lorsque les Sénateurs ont fait son acquisition avant le début de la saison, le directeur général Bryan Murray avait affirmé qu'il avait confiance en lui. Il le croyait capable de marquer entre 20 et 25 buts à Ottawa.

Si les choses ne changent pas, Cheechoo sera chanceux d'en marquer une dizaine d'ici la fin de la campagne.

Manque de constance

« Il manque de constance. Si je devais résumer les choses en quelques mots, je dirais que Jonathan doit produire davantage », déclarait l'entraîneur-chef Cory Clouston, hier.

- Mais encore ?

« J'aimerais le voir se déplacer davantage lorsqu'il se retrouve sur la patinoire. Son coup de patin est probablement l'aspect de son jeu sur lequel il doit le plus travailler. »

Cheechoo ne fait pas tout de travers, insiste Clouston. Il a décoché 111 tirs au but depuis le début de la saison. Seulement trois de ses coéquipiers - Mike Fisher, Milan Michalek et Alex Kovalev - ont fait mieux.

Une saison frustrane

« Les chances de marquer ne manquent pas. J'ai parfois l'impression que tout pourrait changer rapidement.

« Je pourrais conjurer le mauvais sort en marquant seulement un but », dit l'attaquant qui a marqué seulement un but en 22 lancers au cours de ses 15 dernières parties.

« Je me sens finalement bien. Physiquement, je n'ai plus de problèmes. Je vis une saison frustrante, je ne produis vraiment pas autant que je voudrais. J'espère juste avoir la chance de corriger cette situation. »

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