Même si les Sénateurs n'ont remporté qu'un seul de leur sept derniers matches

Pas question de presser sur le bouton panique

Après trois défaites de suite, et six en sept parties depuis le retour de la... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Marc Brassard
Le Droit

(Atlanta) Après trois défaites de suite, et six en sept parties depuis le retour de la pause olympique, les Sénateurs d'Ottawa sont pas mal mêlés.

À preuve, cette citation du capitaine Daniel Alfredsson digne de Jean Perron ou Yogi Berra.

« Il faut respecter le plan de match et on ne peut pas commencer à trop en faire, mais il est aussi évident que tout le monde doit faire un peu d'extra », a-t-il dit avant de prendre un vol vers Atlanta, où son club amorcera ce soir un voyage de trois parties qui passera ensuite par Dallas et Montréal.

C'est paradoxal, mais c'est exactement ce qui arrive quand un club est dans une léthargie collective : certains joueurs tentent de tout faire eux-mêmes, comme un Jason Spezza qui cherche à monter la rondelle d'un bout à l'autre et retrouve ses vieilles habitudes de faire des passes à l'aveuglette, alors que des joueurs de soutien sortent aussi de leur zone de confort.

Alors qu'ils n'ont compté que cinq buts dans leurs cinq défaites, incluant le revers de 4-1 contre les Maple Leafs de Toronto mardi soir lors d'un court séjour à domicile, les Sénateurs n'ont pas le choix d'admettre qu'ils sont effectivement en léthargie.

« Si c'était à un autre moment de l'année, on se dirait, 'OK, on va de l'avant'. Mais parce que ça fait un bout de temps que ça dure, différentes choses commencent à trotter dans la tête des gars », a souligné l'entraîneur-chef Cory Clouston.

« Nous avons quand même obtenu 18 chances de compter (mardi), selon nos statistiques. Nous faisons encore de bonnes choses en attaque, sauf qu'on ne marque pas. À un moment donné, ça va recommencer à rentrer... Personne ne panique ici. Nous avons eu une bonne pratique (hier) et nous allons nous en sortir en gardant une bonne attitude », ajoutait-il.

Celui-ci avait encore jonglé avec ses trios à l'entraînement, un peu par la force des choses parce que le centre Mike Fisher était absent et qu'Alfredsson a pris une journée de congé, tout comme les défenseurs Anton Volchenkov et Matt Carkner, tandis que Filip Kuba a pratiqué avec ses coéquipiers pour la première fois depuis qu'il s'est blessé au « bas du corps » il y a 10 jours.

« On se croise les doigts qu'ils vont tous pouvoir jouer (ce soir) », a dit Clouston, qui avait ramené Chris Kelly sur son trio habituel entre Chris Neil et Jarkko Ruutu, tandis que Matt Cullen formait une toute nouvelle unité avec Nick Foligno et Alex Kovalev.

Fisher convaincu

Fisher, blessé lui aussi au « haut du corps », pensait effectivement qu'il pourrait réintégrer l'alignement contre les Thrashers.

Il est encore plus convaincu que les Sénateurs vont bientôt reprendre le droit chemin : « Rien ne peut nous empêcher de jouer à nouveau comme on le faisait (avant la pause), a-t-il lancé. C'est certain qu'on aimerait mieux jouer, mais nous avons déjà connu une telle séquence noire et c'est le genre de chose qui peut nous servir plus tard. La plupart des clubs connaissent des séquences du genre. Il suffit d'apprendre de nos erreurs. »

Alfredsson, qui donnait ses entrevues tout près, abondait dans le même sens : « Nous sommes encore en bonne position au moment où on se parle (pour une participation aux séries), mais on ne veut pas juste faire les séries, on veut y faire un long bout de chemin. Pour ce faire, il vaut mieux finir la saison en force. Ça n'arrivera pas en un seul match, mais on doit s'assurer de demeurer positifs et je suis confiant que nous allons nous en sortir. »

Avec 12 parties à faire au calendrier régulier, les Sénateurs sont effectivement toujours bien placés, eux qui occupent le cinquième rang de l'association de l'Est avec 79 points, un de plus que le Canadien de Montréal, qui vient de gagner six matches de suite, et deux de plus que les Flyers et cinq de plus sur les Bruins qui occupent respectivement les 7e et 8e rangs.

Ils ont quand même huit points d'avance sur les Rangers de New York, qui sont 9e et seraient donc écartés des séries si elles débutaient ce matin. Ces derniers ont disputé le même nombre de matches, en plus.

« On sait où on se trouve, on sait lire un classement », a rétorqué sèchement Clouston quand il a été question de la situation soudainement un peu plus corsée des siens.

« Nous savons que notre place n'est pas assurée, que ça va prendre environ 94-96 points pour être des séries. Mais on ne s'inquiète pas de ça, on veut juste gagner quelques parties de hockey », notait le centre Jason Spezza, qui avait Milan Michalek et Shean Donovan (à la place d'Alfredsson, on le présume), comme ailiers hier.

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