Alors que la descente aux enfers de son équipe se poursuit, l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa Cory Clouston n'a aucunement l'intention de tenter de secouer sa troupe en reléguant l'un ou l'autre de ses joueurs les plus léthargiques aux gradins pour le match de cet après-midi contre les Stars de Dallas.
« Nous n'avons pas vraiment un club assez en santé pour faire ça, avec la blessure à Milan Michalek », a indiqué Clouston hier, au lendemain d'une autre décevante défaite de 6-3 à Atlanta.
« Et de toute façon, si vous avez besoin d'être cloué sur le banc pour vous bouger le derrière à ce temps-ci de l'année, il y a quelque chose qui cloche », a-t-il ajouté.
Pas inquiet pour Kovalev
Au sujet de Kovalev, qui n'a aucun point en huit parties avec un différentiel de moins-9 depuis le retour au travail après les Olympiques, Clouston a dit ne pas être inquiet : « Il a son équipe à coeur, il veut vraiment nous aider à gagner des parties. Il faut juste l'appuyer pour qu'il fasse les bonnes choses, tout comme ses compagnons de trio. Ce n'est jamais un one man show, c'est une affaire d'équipe », a-t-il réitéré au sujet de celui qui était le premier sur la glace pour la pratique des siens hier au Dr. Pepper Star Centre, le site d'entraînement des Stars.
Le flegmatique Russe n'est évidemment pas le seul joueur des Sénateurs à en arracher en attaque dans ce dernier droit du calendrier régulier où rien ne va plus pour Ottawa : Shannon n'a aucun but en 20 parties, et un seul en 31 rencontres ; Regin n'a pas marqué à ses huit dernières sorties, et a un seul but en 18 matches ; même Daniel Alfredsson n'a pas secoué les cordages en neuf parties (il a cependant huit passes). Et le dernier but de son compatriote Erik Karlsson, le défenseur recrue, remonte au 19 décembre dernier (il a joué 28 parties depuis), même s'il demeure un régulier sur le jeu de puissance.
Le résultat est que les Sénateurs ont une fiche de 1-6-1 en huit parties post-olympiques, et cinq de leurs six revers ont été aux mains d'équipes qui ne participeraient pas aux séries éliminatoires si elles débutaient aujourd'hui (la seule exception étant Calgary).
« Quand les choses vont bien, il est facile d'être un joueur, un entraîneur ou un directeur général. Mais dans des moments comme ceux-ci, il faut resserrer les rangs, faire ce qu'on fait de mieux et montrer notre vrai caractère. Ce sont des moments difficiles pour nous, mais nous sommes les seuls qui peuvent faire tourner le vent de bord », a-t-il souligné.
Les Sénateurs n'en sont pas à leur première séquence noire de l'année, il a été bien documenté qu'ils avaient perdu cinq matches de suite, incluant le dernier à Atlanta par la marque de 6-1, avant de connaître leur série de 11 gains d'affilée.
Esprit positif
« Croyez-le ou non, nous demeurons positifs. On se sent encore bien. Mais on sait que nous avons creusé ce trou et nous sommes les seuls à pouvoir nous en sortir. Nous avons déjà été dans cette situation et on devrait pouvoir en soutirer de la force », ajoutait Clouston.
Des propos repris sensiblement par les vétérans de l'équipe.
« Je pense que nous allons être plus désespérés maintenant car on réalise que nous avons gaspillé notre coussin. Mais nous avions mérité ce coussin. On a juste à mieux jouer dans le dernier droit et nous allons être en bonne position », a souligné le centre Jason Spezza.
Le défenseur Chris Phillips, qui a commis une gaffe majeure pour donner leur cinquième but aux Thrashers, disait qu'il ne servait à rien de s'apitoyer sur le passé : « C'est difficile de demeurer positif, mais c'est le rôle des gars qui sont ici depuis un bout de temps. Ce qui est fait est fait, si vous baissez la tête, ça va devenir de plus en plus difficile... Vous devez regarder vers l'avant, vous accrocher un sourire au visage et vous préparer pour le prochain match. »










