Hier matin, après la pratique optionnelle de son club au centre Bell, l'Artiste est resté longtemps sur la patinoire à jouer différents jeux d'habiletés avec Nick Foligno et l'entraîneur adjoint Greg Carvel, au grand plaisir de partisans montréalais qui attendaient de prendre part à une séance de patinage libre.
« J'ai encore du plaisir à être sur la glace. On avait du temps libre et comme je n'ai pas grand-chose à faire (hier), autant en profiter pour s'amuser un peu. On s'inventait de petits jeux », a dit l'habile Russe.
« J'étais bien meilleur que lui », a lancé Foligno en riant à partir de son coin de vestiaire.
Les Sénateurs et leurs partisans aimeraient bien voir Kovalev s'amuser tout autant sur la glace de la « Cabine téléphonique » ce soir contre le Canadien, qui l'a rejoint au classement samedi avec sa défaite en fusillade à Toronto, jumelé au revers d'Ottawa à Dallas en matinée.
Ce serait évidemment un scénario intéressant que de le voir mettre un terme à sa séquence noire de neuf parties sans point pour souligner ce troisième retour à cet endroit en saison régulière.
Cinq points
Kovalev a bien fait contre son ancien club cette saison, récoltant deux buts et trois passes en cinq parties, dont quatre ont été remportées par les Sénateurs. Son meilleur match contre eux a été lors de sa première visite, le 17 octobre, alors qu'il avait obtenu un but et une passe dans une victoire de 3-1.
« Ça fait un bout de temps maintenant (qu'il est parti de Montréal) et c'est dans le passé. Je veux juste faire mon travail, comme dans toute autre ville et contre tout autre adversaire. Je ne regarde pas le classement, combien de points nous avons et ils ont. Je n'ai pas besoin de ça dans mon esprit, c'est à vous (les journalistes) de compiler les statistiques et toute cette m... Moi, je veux juste jouer au hockey », a mentionné Kovalev.
Comme il l'avait fait avant le début du voyage, le 27 des Sénateurs a réitéré qu'il ne s'énerve pas trop avec ses difficultés post-olympiques : « J'ai ma fierté et je veux aider mon équipe à gagner... Quand rien ne fonctionne et que vous ne comptez pas, c'est probablement parce que vous essayez de trop en faire seul au lieu d'utiliser vos coéquipiers. Je pense que c'est ce qui nous arrive, pas juste à moi mais à la plupart des joueurs de l'équipe. On doit jouer un jeu d'équipe, et moi je dois me créer de l'espace en utilisant mes coéquipiers », a-t-il dit.
Clouston
Pour son entraîneur, Cory Clouston, il ne fait pas de doute que Kovalev est un joueur qui fonctionne par séquence : « Il en arrache autour des filets présentement, mais on l'a déjà vu changer ça en une présence sur la glace. Il va jouer contre son ancien club (ce soir), il devrait avoir de l'énergie à revendre », estimait-il.
Un seul coup d'oeil au classement révèle l'importance du match de ce soir : les deux équipes ont le même total de 79 points, mais les Sénateurs étaient sixièmes (avant le match des Flyers, 5e avec le même nombre de points, contre Atlanta hier soir) devant le Tricolore parce qu'ils ont une victoire de plus (37 contre 36).
« Nous avons de gros matches devant nous et il faut regarder de l'avant. Les 10 derniers matches sont comme une mini-saison et il faut les jouer avec l'intensité de parties des séries », a ajouté Clouston.
« Le Canadien joue bien et nous allons être désespérés, ça devrait donc donner un bon match. Si on ne peut se motiver pour une telle rencontre, quelque chose ne va pas », a dit Jason Spezza, auteur d'un tour du chapeau et une passe samedi à Dallas.
Celui-ci ajoutait que la mauvaise séquence de son club ne ressemble pas vraiment à celle connue il y a deux ans, quand les Sénateurs avaient chuté du premier au septième rang avant d'être balayés par Pittsburgh en première ronde : « Notre jeu était pas mal plus croche à ce moment-là, je pense qu'on est plus près de revenir sur la bonne voie cette fois-ci », estimait-il.











