«Je sais que je vais revenir ici une fois que le camp sera terminé», a avoué l'attaquante québécoise Ariane Thibault.
Ce n'est pas que la vétérante de quatre saisons dans les rangs universitaires n'a pas confiance en ses moyens. Elle a été élue parmi les étoiles ontariennes le printemps dernier.
Il y a de la place pour elle au sein de l'équipe de développement qui participera aux Universiades d'été.
Ce sont ses études en marketing dans un programme coop qui l'obligent plutôt à tourner le dos au ballon rond cet été.
«Je ne peux pas m'absenter pendant deux mois à m'entraîner et jouer là-bas avec l'équipe nationale. Je dois compléter mon stage.»
Thibault, âgée de 22 ans, a déjà averti les dirigeants de l'équipe de ses intentions. Ils tenaient quand même à sa présence.
«Il y a de nouveaux entraîneurs et ils veulent voir mon niveau de jeu», a-t-elle expliqué.
Le saut européen?
De son côté, l'athlète originaire de Rouyn-Noranda estime que le voyage au Manitoba vaut la peine. Une participation à un camp de l'équipe nationale se glisse bien dans un curriculum vitae, a-t-elle souligné.
«Ça et les entraîneurs ont plein de contacts», a dit Thibault, qui zieute une carrière en Europe dès l'automne. Une de ses anciennes coéquipières, Christine Lamey, évolue au Portugal depuis un an.
«Je travaille à mettre ensemble un petit vidéo de mes meilleurs moments ici chez les Gee Gees. Je vais entreprendre des démarches plus poussées à mon retour.»
Thibault doit décider si elle fait appel à un agent ou non. Elle pourrait aussi prendre part à une tournée de visites promotionnelles au sein de plusieurs clubs professionnels. «Je dois en discuter plus longuement avec mon coach», a-t-elle soutenu.
Son entraîneur des quatre dernières années à Ottawa, Lionel Woods, est celui qui l'a justement fortement recommandée à Volleyball Canada en vue du camp de sélection. Il fait partie du comité de haute performance de la fédération nationale.
Une autre de ses joueuses, la passeuse de troisième année Tess Edwards, sera aussi à Winnipeg.
Puissante au filet
Thibault, qui fait 5'11'', s'est surtout distinguée chez les Gee Gees avec ses puissantes attaques et son habileté à sauter très haut près du filet. Elle a fait partie de l'édition 2007 qui a participé au championnat canadien universitaire.
«Je ne regrette pas d'avoir joué à l'Université d'Ottawa, mais je suis un peu déçue de nos deux dernières années.»
Les Gee Gees ont été éliminés en quart de finale au championnat ontarien en février dernier. En 2008, ils avaient raflé le bronze, ratant de justesse une deuxième participation de suite au championnat national.












