L'événement avait lieu le week-end dernier à Charlottetown, à l'Île-du-Prince-Édouard. Myriam et Émilie Lavergne ont ramené chacune une médaille de bronze. Tous deux des centres, elles ont aussi mérité le titre de joueuse par excellence du match de demi-finale de leur équipe respective.
La plus jeune, Myriam, défendait les couleurs du Québec chez les juniors (14-15 ans) en compagnie d'une autre adolescente de l'Outaouais, Marianne Pagé Martel. Elle a marqué trois fois dans la rencontre qui a valu la troisième place à ses coéquipières et elle.
De son côté, Émilie a inscrit un doublé chez les cadettes, une catégorie qui réuni les meilleures joueuses au pays âgées entre 16 et 18 ans.
«Cela a une signification particulière de pouvoir ramener une médaille à la maison avec ma soeur», avouait à son retour Émilie, 18 ans, une étudiante à La Cité collégiale.
Une histoire de famille
La paire a réalisé l'exploit devant leurs parents qui étaient sur place. Ces derniers les suivent partout.
Leur mère se doutait bien qu'un dénouement heureux attendait ses filles. «C'était écrit dans le ciel, a-t-elle lancé en riant.
«Quand elles sont arrivées là-bas, elles se sont fait remettre notamment un chandail avec le même numéro (80).»
Il faut le dire. On carbure à la ringuette chez les Lavergne.
La plus vieille des trois filles de la famille, Mélissa, s'aligne chez le Fusion de Gatineau, la nouvelle équipe de la Ligue nationale de ringuette. Au fil des ans, elle a participé aux Jeux du Canada en plus de remporter une médaille en quatre participations aux championnats canadiens.
Dans le cas de Myriam, il s'agissait de sa première expérience au rendez-vous national. Elle n'a que 14 ans.
«On l'a promenée partout avec nous dans les arénas quand elle était un bébé. Elle a été initiée très jeune en voyant ses deux autres soeurs jouer», a indiqué le père Denis, lui-même un entraîneur. Il a dirigé l'équipe de l'Outaouais qui a gagné la médaille d'argent lors des Jeux du Québec en mars dernier à Blainville, Sainte-Thérèse et Rosemère.
«Cela a commencé il y a 14 ans», s'est-il souvenu en parlant du premier contact de la famille avec la ringuette. C'est une jeune voisine qui pratiquait elle-même cette discipline qui a initié les deux filles plus vieilles des Lavergne.
Émilie, elle, a mordu à l'hameçon rapidement.
«C'est une passion. J'adore l'intensité. J'adore aussi le jeu d'équipe», a-t-elle expliqué en parlant de ce sport où la précision et le coup de patin sont aussi des ingrédients essentiels.
Le rêve d'Émilie serait de s'aligner dans la même équipe que ses deux autres soeurs. Myriam a déjà eu la chance de patiner avec Mélissa la saison dernière.
À court de joueuses, le Fusion a fait appel à ses services pour dépanner l'équipe de la Ligue nationale de ringuette lors de quelques matches.











