La joueuse de badminton s'était blessée à un genou en Europe

St-Jacques réussit sa rentrée

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Valérie St-Jacques a des objectifs bien précis ces... (Photo courtoisie)

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Valérie St-Jacques a des objectifs bien précis ces prochains mois : gagner le championnat canadien de badminton en simple et en double, en plus de se qualifier pour les Jeux du Commonwealth.

Photo courtoisie

Martin Comtois
Le Droit

Valérie St-Jacques aurait pu facilement agiter le drapeau blanc et tourner le dos au badminton lorsque son genou gauche a cédé au début de l'été.

La Gatinoise âgée de 25 ans venait de connaître ses meilleurs moments en carrière sur la scène internationale. Elle avait battu la quatrième favorite d'un tournoi à Madrid, en Espagne, en plus de livrer une chaude lutte à la première favorite d'une autre épreuve de simple féminin à Toulouse, en France.

« Ça se passait très bien. C'était la première fois que je gagnais une ronde dans un tableau européen. J'étais très satisfaite, surtout que l'état de mon genou n'était pas bon », a relaté St-Jacques.

De retour au pays, St-Jacques a obtenu le verdict. Son ménisque était partiellement déchiré. Cette visite chez un spécialiste n'était rien de nouveau.

Longue liste de blessures

C'était la plus récente addition à une longue liste de blessures à affliger ce bel espoir canadien depuis cinq ans.

Son dos lui avait déjà causé des problèmes. Son poignet droit a déjà été l'objet d'une intervention chirurgicale, tout comme le même genou gauche en 2007 à la suite d'une déchirure du ligament croisé antérieur.

« Au moins cette fois-ci, la récupération s'est faite plus rapidement », a-t-elle noté.

St-Jacques a dû subir une simple arthroscopie. Elle a pu reprendre l'entraînement un mois plus tard.

En revanche, elle a dû se retirer un tournoi international à Los Angeles.

« J'aurais pu attendre avant de subir la procédure et jouer avec la blessure. Mais le risque que mon genou subisse plus de dommage était élevé. »

St-Jacques est heureuse d'avoir passé à l'action immédiatement. Son genou se porte mieux. Et son début de saison a de quoi l'encourager.

La meilleure raquette outaouaise a terminé troisième en simple féminin, le week-end dernier, lors d'une étape du circuit canadien élite à Vancouver, en Colombie-Britannique. Elle a pris le deuxième rang en double féminin avec Milaine Cloutier, qui a participé aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney.

Des objectifs bien précis

Ses objectifs sont bien arrêtés en vue des prochains mois.

« J'aimerais gagner le championnat canadien en simple et en double en plus de me qualifier en vue des Jeux du Commonwealth. »

Ajoutez à cela le souhait de se tailler une place au sein de la formation canadienne qui prendra part à la Coupe internationale des femmes, une compétition par équipe.

Dans les prochaines semaines, elle mettra le cap vers le Mexique, l'Écosse et le pays de Galles afin de renouer avec l'élite mondiale.

St-Jacques avoue que les épreuves médicales des récentes années lui avaient grugé le moral à un certain moment.

Au point où elle a bien failli tirer un trait sur ce sport de raquette dans lequel elle a dominé dans les rangs benjamins, juvéniles et juniors.

« Il y a deux ans, tout se déroulait bien pour moi. Je revenais du Danemark où je m'étais entraînée pendant un an. Je m'étais améliorée énormément. Puis cette première blessure au genou gauche avait été un dur coup. Je n'étais pas certaine que je voulais continuer, a-t-elle relaté.

« L'opération m'avait permis de prendre un recul du badminton. Ça faisait longtemps que je pratiquais ce sport. Après un bout de temps, j'ai réalisé que je voulais continuer à jouer, que je n'avais pas accompli tout ce que je voulais. »

Cette dernière a décidé de déménager à Montréal, autant pour polir son jeu que poursuivre ses études.

Inscrite en administration à l'Université du Québec à Montréal, elle s'entraîne au centre national situé au stade Olympique.

La jeunesse, un «as»

Elle a un autre « as » dans sa manche. Le temps joue en sa faveur.

« Nos champions et championnes au Canada sont âgés de 29 ans et plus. Tu atteins ton sommet au début de la trentaine. J'ai du temps pour atteindre mes objectifs », a fait valoir Valérie St-Jacques.

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