Que ce soit comme planchiste ou spectateur aux Jeux olympiques

Raymond tient à sa place à Vancouver

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Vancouver 2010

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Toutes l'actualité sur les Jeux olympiques d'hiver à Vancouver-Whistler en 2010. »

Daniel Raymond, lors d'une compétition à Stoneham en... (Le Soleil)

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Daniel Raymond, lors d'une compétition à Stoneham en février dernier. L'Aylmerois sera à Vancouver pour les Jeux de 2010 et il espère bien l'être en tant qu'athlète.

Le Soleil

Martin Comtois
Le Droit

Un planchiste d'Aylmer a pris les gros moyens afin d'assurer sa présence aux Jeux olympiques en sol canadien dans 15 semaines à Vancouver.

Spécialiste des épreuves en demi-lune, Daniel Raymond a acheté des billets pour les compétitions pour ces courses. Maintenant, il reste à voir quel rôle l'attend.

« Soit que je vais être sur la piste comme compétiteur ou je vais être dans les estrades. D'une façon ou d'un autre, je vais être impliqué dans les Jeux. Dans le pire des scénarios, je vais être dans les estrades et j'aurai quand même du plaisir », a-t-il raconté, hier, au bout du fil.

Raymond se trouve à Whistler, où il s'entraîne depuis une décennie, ou presque. En 2006, il était substitut au sein de l'équipe olympique canadienne.

« J'étais sur place à Turin, mais je ne pouvais pas assister aux compétitions. Je n'avais pas de billets. Je ne voulais pas revivre la même situation cette fois-ci. »

Âgé de 34 ans, l'ancien étudiant de l'école secondaire Grande-Rivière se veut le membre le plus âgé de l'équipe nationale. Cela ne l'empêche pas de croire dans ses chances de se qualifier en vue des Jeux.

Ce serait une belle façon de clore sa carrière, lui qui a déjà annoncé sa retraite en vue de mars 2010.

« Lors du camp de sélection de l'équipe nationale le printemps dernier, j'ai réussi de nouveaux trucs. C'était une belle façon de finir la saison avec un gros point d'exclamation. Réaliser de nouvelles routines à mon âge, ça n'arrive pas tous les jours », a-t-il fait valoir.

Solide performance à Stoneham

Raymond avait aussi livré une solide performance lors de la dernière étape de la Coupe du monde présentée en février à Stoneham, prenant le huitième rang. Il était troisième après les qualifications.

Le résultat de cette compétition est comptabilisé dans la sélection olympique canadienne. Il reste trois courses aux planchistes canadiens de style libre pour se tailler une place. Il y a notamment deux Grands Prix américains prévus en décembre et janvier, respectivement au Colorado et en Californie. Ce seront deux rendez-vous relevés.

« Tu te retrouves avec 120 à 130 participants alors qu'en temps normal en Coupe du monde, tu retrouves entre 60 à 75 gars. En plus, ils seront environ 90 Américains. Ça, ça veut dire qu'une trentaine de ces athlètes seront assez bons. Il y a aussi des pays européens qui se serviront de ces étapes de Grand Prix comme sélection olympique. »

L'importance de ce rendez-vous explique en partie pourquoi Raymond s'absentera d'une épreuve de la Coupe du monde, la semaine prochaine, en Suisse. Il se remet d'une vilaine blessure à un poumon, qui a été légèrement perforé durant l'été.

L'athlète de l'Outaouais est tombé lors d'un camp d'entraînement en Nouvelle-Zélande en août. « J'ai frappé le sol assez fort. C'est comme si tu écrasais un bouton dans le visage. J'ai eu de la douleur du cou jusqu'aux hanches pendant plusieurs jours. Les médecins m'ont interdit de prendre l'avion pendant les deux semaines qui ont suivi. J'ai passé mon temps à prendre des photos d'oiseaux et de plantes là-bas », a-t-il rigolé.

Trois semaines

Raymond compte fouler la neige à nouveau dans une quinzaine de jours. Il disposera de trois semaines afin de se préparer pour sa première compétition de l'hiver. Cela ne l'inquiète pas.

« Je suis un athlète mature, qui sait quoi faire. C'est comme pour les Jeux olympiques. Si je me qualifie, ce sera merveilleux. Et si un autre gars est sélectionné devant moi parce qu'il 'ride' mieux, je vais comprendre ça et ce sera tant mieux. »

Question de boucler son budget mensuel, le sympathique personnage occupe trois emplois durant cette saison dite olympique. Il travaille notamment dans un gymnase à Whistler. À l'intérieur de l'édifice, on y retrouve un décompte olympique.

Et drôle de coïncidence, Daniel Raymond est un de ceux appelés à changer le nombre de jours lors de ses quarts de travail.

« Il reste 109 jours avant les Jeux », a-t-il rappelé hier.

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