« Je pense que les 18 membres de notre équipe sont tous capables de monter sur une marche du podium. Moi, je l'ai fait l'an dernier », a rappelé la planchiste d'Aylmer, hier après-midi, durant un long entretien téléphonique.
Calvé se trouvait à Québec. Plus précisément au Capitole. Snowboard Canada avait réservé l'endroit afin de procéder au dévoilement de son alignement olympique.
Trois autres Québécois, Jasey-Jay Anderson, Dominique Maltais et François Boivin, participeront aux Jeux dans cette discipline.
« Connaissant Caro, elle ne veut pas juste regarder la parade passer. C'est sûr qu'elle vise une place sur le podium », a dit l'entraîneur de l'équipe alpine, Sylvain Jean.
Ambition réaliste ?
Est-ce réaliste ou un rêve un peu fou ?
Calvé a terminé deuxième à la fin de la saison dernière à une épreuve de slalom géant parallèle à Valmalenco, en Italie. Elle se remettait alors d'une sérieuse blessure à un genou.
Dimanche, elle a signé son meilleur résultat de l'hiver en prenant le septième rang à Stoneham devant parents, amis et la presse locale. Jusque-là, sa saison avait des allures de montagnes russes.
Jean, qui la dirige depuis quatre ans, estime que ce fut la meilleure performance de l'athlète sur cette piste redoutable.
« Là, nous avons un mois pour bien se préparer. Et dans une compétition d'une seule journée, on ne sait jamais ce qui peut arriver, a dit l'entraîneur québécois. C'est sûr et certain qu'elle (Calvé) possède autant de chances que n'importe quelle autre personne pour gagner. »
À ses yeux, ce ne serait pas une surprise.
« Si Caro n'avait pas le potentiel et tout le bagage en expériences, elle ne serait pas rendue jusqu'ici. Les critères de sélections étaient assez relevés », a rappelé Sylvain Jean.
Des membres de l'édition olympique 2006, dont Dominique Vallée et Hugo Lemay, n'ont pas survécu au long processus de qualification.
17 médaillés
Depuis l'an dernier, 17 des 18 athlètes choisis ont remporté une médaille en Coupe du monde, que ce soit dans une épreuve alpine, en snowboard cross ou en demi-lune.
Ces résultats ont poussé les dirigeants de la fédération nationale de surf des neiges à prédire une récolte de cinq médailles à Vancouver. Certains croient l'objectif un peu conservateur.
La vieille philosophie
Calvé, elle, estime que la vieille philosophie canadienne, celle de simplement faire acte de présence aux Jeux, sourire et serrer des mains, ne tient plus. « Notre mentalité, c'est que tout le monde vise un podium, que tout le monde en est capable, a-t-elle répété. « C'est certain que nous ne sommes pas là seulement pour participer. »
Âgée de 31 ans, Calvé ne sera pas la planchiste la plus âgée de l'équipe. L'honneur revient à Alexa Loo, qui a 37 ans.
En revanche, l'étudiante en kinésiologie a débuté sa carrière compétitive sur le tard. « J'avais 22 ans quand j'ai décidé de mettre tous mes oeufs dans le même panier », a rappelé Calvé.
Son nom s'ajoute à celui de la patineuse Anabelle Langlois sur la courte liste des athlètes de l'Outaouais qui participeront aux Jeux. Il y a aussi la skieuse de fond Perianne Jones, d'Almonte, mais qui défend les couleurs du club Nakkertok, de Cantley.
Du côté d'Ottawa et de l'Est ontarien, ils sont huit personnes à avoir assuré jusqu'ici leur participation olympique.
Dans le lot, il y a notamment Nicolas Bean (patinage de vitesse sur courte piste), Mélanie Robillard (curling), Dan Boyle (hockey) et Kristina Groves (patinage de vitesse sur longue piste).












