Le cycliste d'Aylmer portera le maillot de la formation senior de Louis Garneau, qui alignera sept athlètes, dont deux originaires de l'Australie. L'an dernier, il était membre de Volkswagen lors de sa victoire à la Classique Montréal-Québec disputée sur 242 kilomètres.
Ces changements de couleurs à répétition ne le font pas rougir. Ils ne sont pas imputables à une mauvaise réputation, mais plutôt un coup de malchance.
«Les deux dernières équipes dont j'ai fait partie ont perdu des commanditaires à la fin de la saison et elles ont été obligées de fermer leurs portes. Donc, il fallait que je me trouve une autre équipe», a fait valoir Perron, âgé de 24 ans.
Ce ne fut pas un problème.
Un nom sur deux roues
Sa feuille de route capte l'attention rapidement. Au fil des dernières années, l'étudiant en foresterie s'est fait un nom sur deux roues.
«Gagner la Classique Mont- réal-Québec, une des plus grosses courses au pays, j'en suis très fier. C'est épique cette course», a-t-il affirmé.
À cela s'est ajoutée une victoire sous la pluie lors d'une étape des Mardis cyclistes de Lachine. Il y a eu également une première place au critérium du championnat ontarien.
Un combat avec une pneumonie avait hypothéqué son début de saison en 2009. «C'est toujours difficile de revenir à la compétition, de se remettre des séquelles. Le printemps dernier n'était pas trop plaisant, a-t-il noté.
«Là, je n'ai plus de pépins. Je fais quand même attention pour éviter d'être à nouveau malade. Il y a toujours une petite crainte quand tu tousses un peu creux et que tes poumons fassent mal à nouveau.»
Perron est revenu lundi d'un camp d'entraînement d'une dizaine de jours en Virginie avec des membres de l'équipe du Québec. Il quitte aujourd'hui à nouveau vers les États-Unis, plus précisément dans l'État de New York, site du Tour de Battenkill. Une course entre équipes amateurs et professionnelles.
Un deuxième rendez-vous au même endroit a lieu le week-end suivant. «Sur invitation seulement, a noté Perron, qui sera également de ce départ.
«Il y a deux ans, j'avais été victime de trois crevaisons durant la course. Ça demeure tout de même une compétition spéciale. Il y a des sections en gravier. Ça ressemble à des classiques en Europe. C'est un peu plus difficile pour rouler, mais j'adore ça.»
Il y aura plus de courses au menu que les années précédentes à son horaire. Des séjours aux États-Unis, mais aussi des épreuves au Québec. Du lot, il y a le Tour de Beauce. Il avait terminé sixième lors d'une étape, il y a deux ans.
Le 12 juin à Gatineau
Mais surtout, Perron piaffe d'impatience de rouler chez lui. La première édition de la Chrono Gatineau, un contre-la-montre sanctionné Pro America par l'Union cycliste internationale (UCI), est prévue le 12 juin.
L'événement devrait attirer plusieurs participants du Tour de Beauce, dont le coup d'envoi sera donné trois jours plus tard. Le boulevard des Allumettières accueillera tous ces cyclistes, masculin et féminin.
«Cette course à Gatineau se trouve sur mon calendrier et je ne vais pas la rater. Ça va se dérouler dans ma cour arrière», a dit Perron, qui a grandi à cinq minutes de marche du boulevard en question.











