Les brumes de Dédé et la fureur de Vin Diesel

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Mario Bouliane
Le Droit

J'ai enfin vu le film Dédé à travers les brumes. Depuis sa sortie en salle, j'hésitais.

J'ai toujours été un fan des Colocs. Leur musique festive, les propos des textes d'André Fortin et les idéaux véhiculés dans les chansons du groupe ont toujours su me toucher. Et sans doute que le dernier album du groupe fut celui que j'ai le plus aimé. Mais le film ne m'attirait pas malgré les excellentes critiques qu'il a reçues.

Mais samedi soir, surtout grâce à ma blonde, je me suis pointé au Cinéma 9. Quelle bonne idée. Ce film m'a complètement renversé. J'ai été touché par la poésie de Dédé, l'esprit de camaraderie et la profonde amitié qui unissait les membres du groupe. J'ai aussi été ému par tous les drames humains qui ont défilé devant moi. La mort, la maladie, les peines d'amour, le vedettariat, la toxicomanie, la pauvreté et le nationalisme se sont entrechoqués sans pour autant dicter un ton moralisateur.

 

Dans la salle, se trouvaient des gens de tous âges et tous ont semblé trouver leur compte.

Je trouvais diffcile à comprendre qu'on fasse l'éloge d'un artiste qui s'est enlevé la vie. J'avoue avoir ressenti beaucoup de tristesse à l'annonce de la mort de Dédé en mai 2000, mais cette tristesse a pris une couleur différente quand j'ai su qu'il s'était suicidé. J'ai du mal à comprendre un tel geste de désespoir. Les questions sont nombreuses et les réponses rarement satisfaisantes. Mais le film du réalisateur Jean-Philippe Duval pose un regard rempli de douceur sur les angoisses qui peuvent habiter un être humain malgré tout le succès et l'amour qui l'entourent.

J'ai aussi apprécié la simplicité et la modernité des propos. La scène de l'accident de la route du guitariste du groupe prenait aussi une tout autre signification. Ma copine et moi étions accompagnés de nos enfants. L'occasion était belle pour insister sur les dangers de l'alcool au volant. Surtout que dans la salle voisine, des dizaines de jeunes en mal de sensations fortes assistaient à la projection du film Rapides et dangereux, mettant en vedette Vin Diesel. Dans ce film, qui fait l'apologie de la vitesse au volant et des surdoses d'adrénaline, l'écart est mince entre la fiction et la réalité. Je suis inquiet quand je vois autant de jeunes s'identifier aux protagonistes d'un tel film. Et je ne suis pas le seul. Visiblement, les policiers de Gatineau avaient aussi cette inquiétude. D'ailleurs, les policiers avaient installé des kiosques d'information dans les cinémas de la ville et au Cinéma 9, il y avait même un homme en fauteuil roulant, victime d'un accident de la route. Le message était clair et percutant. Espérons qu'il a été compris.

Enfin, pour en revenir à Dédé, ce film doit être vu. Ne serait-ce que pour l'héritage que l'artiste nous a légué. Mais vous verrez, il y a beaucoup plus.

 

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Danser pour une bonne cause -  Les murs du complexe sportif de Hawkesbury ont vibré samedi dernier alors que des dizaines de jeunes ont dansé pendant de longues heures afin de recueillir des fonds pour soutenir divers organismes. Le " dansethon ", organisé par le comité jeunesse du projet " C'est ta communauté " (CTC) de Hawkesbury, a permis de recueillir 2450 $. Cette somme sera divisée entre le CTC, l'organisme 100 % Actif et la Banque alimentaire centrale de Hawkesbury.

Photo courtoisie

Un appel à l'aide

La présidente de l'Association des amis de la Bibliothèque publique d'Ottawa, Lori Nash, y est allée fort. Le communiqué de presse que j'ai reçu la semaine dernière portait le titre "S'il vous plaît, aidez-moi!" Il n'en fallait pas plus pour piquer ma curiosité. En fait, cet appel à l'aide s'adresse plus à vous qu'à moi.

L'an dernier, la vente annuelle de livres usagés de la BPO n'a pas attiré autant de gens que prévu. Plus de 400 boîtes de livres sont restées sur les tables et les bénévoles étaient pris au dépourvu. Mme Nash a donc dû demander l'aide de la conseillère municipale Jan Harder pour les sortir du pétrin. Ce qu'elle a fait d'ailleurs en dénichant un endroit pour entreposer tous ces livres.

Mais cette année, pour la 14e édition de cette vente, on a prévu le coup et un appel à tous est lancé afin de trouver preneurs pour tous ces bouquins. L'événement aura lieu les 18 et 19 avril, au Sportsplex de Nepean.

En achetant des livres à très bas prix, vous pourrez ainsi enrichir votre propre collection tout en aidant financièrement votre bibliothèque publique de quartier. "Nous avons beaucoup trop de livres, affirme Mme Nash. Les gens doivent venir à notre méga-vente annuelle où ils peuvent acheter des livres usagés à des prix incroyablement bas".

Alors voilà, le message est lancé Mme Nash.

Déjà 40 ans

Sans doute le designer de mode le plus connu de la région, Richard Robinson souligne cette année son 40e anniversaire de carrière.

L'entreprise Richard Robinson Haute Couture a été fondée le 2juin 1969 et le styliste ne compte pas laisser l'événement passer inaperçu. D'ailleurs, le 9 mai, au Hilton Lac-Leamy, un grand défilé de mode aura lieu. Il mettra en vedette les créations de Richard et de sa fille Mélanie, mais aussi celles de nouveaux designers de la région.

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Les Racines de Valérie - Une cinquantaine de personnes ont participé jeudi dernier, à Montréal, au lancement du livre Racines de notre collègue Valérie Lessard, chef de la section des Arts au journal LeDroit. L'ouvrage, publié aux éditions La Presse, est une incitation à suspendre le temps pour réfléchir à ce que nous sommes, pour percer le secret de notre identité. Quatorze personnalités ont accepté de dévoiler leur itinéraire peu commun. Plusieurs d'entre elles étaient présentes pour l'occasion dont l'historien Jacques Lacoursière, l'anthropologue Serge Bouchard, l'auteur Danny Laferrière, le chef huron Max Gros-Louis, l'avocate et transgenre Micheline Montreuil, et à l'avant, l'actrice et chanteuse Chloé Ste-Marie et Valérie Lessard.

Photo courtoisie

De l'humour à De La Salle

Difficile de résister à la candeur de la jeunesse et surtout, à la passion d'un jeune artiste.

Récemment, Alexandre Bisaillon, finissant à l'école secondaire publique De La Salle, m'écrivait pour que je fasse la promotion d'un spectacle qu'il offrira le 6 mai prochain.

En fait, De la Salle présente annuellement des spectacles de très haute qualité, mettant en vedette des élèves de l'école. Mais cette fois, le créneau est différent. Pour la première fois de son histoire, l'école présentera un spectacle d'humour. "Le Showbiz", c'est comme ça que s'intitule l'événement, mettra en vedette Alexandre dans son premier one man show.

"Ce spectacle est pour moi une grande répétition pour mon audition pour l'École nationale de l'humour", m'écrivait-il.

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour un jeune de talent qui est mené par une grande passion?

L'histoire du camouflage

Cet été, le Musée canadien de la guerre montrera que le camouflage va bien au-delà de ce qui est évident. L'exposition Camouflage, présentée à compter du 4 juin, retrace l'histoire colorée du camouflage militaire au cours du siècle dernier des uniformes et des leurres des soldats à l'utilisation de motifs s'inspirant du camouflage dans la mode et le design.

Camouflagemontre comment l'art de la dissimulation et de la ruse militaire est un produit de l'imagination humaine, du talent artistique et de l'ingéniosité scientifique, et à quel point les motifs, leur application et leur efficacité ont changé au fil du temps.

L'exposition propose plus de 150 artefacts prêtés par plus de 25 institutions et des collectionneurs privés. Parmi les artefacts figurent des oeuvres d'art d'Andy Warhol et de A. Y. Jackson, des vêtements de haute couture de designers tels que Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent et Maharishi, ainsi que des vêtements portés par Joe Strummer du groupe The Clash.

De plus, une vareuse de la Première Guerre mondiale, arborant l'un des premiers motifs et peinte à la main par le père du camouflage, Eugène Corbin, figure parmi les pièces majeures de l'exposition.

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