Avec l'arrivée d'Internet, on pourrait croire que les collectionneurs de cartes de hockey, de baseball ou de football se rencontrent uniquement derrière leur écran d'ordinateur. Et pourtant, des réunions mensuelles ont lieu entre ces passionnés au Sportsplex de Nepean. Des salons, où se réunissent des centaines de vendeurs et de collectionneurs, se déroulent aussi deux fois par année au parc Lansdowne d'Ottawa.
«Les sites Internet comme eBay sont intéressants car on peut acheter mais aussi revendre des cartes. Par contre, dans les réunions et les expositions, il est possible de parler avec les collectionneurs et les vendeurs pour voir les cartes disponibles sur le marché. De plus, les acheteurs ont l'assurance d'avoir une carte en bon état», explique Alain Valiquette, un vendeur de profession, mais aussi, un passionné de hockey.
À l'instar de bien des enfants, M.Valiquette collectionnait les cartes de hockey dès le plus jeune âge. Aujourd'hui, il joint l'utile à l'agréable et se consacre plutôt à la vente de cartes auprès de particuliers, de boutiques spécialisées et aussi lors des différents salons qui ont lieu un peu partout en Ontario et au Québec.
«C'est certain qu'un vrai collectionneur de cartes doit être prêt à se promener un peu, et cela est encore plus vrai pour ceux qui n'aiment pas trop Internet», indique M.Valiquette.
Pour les néophytes dans le domaine de la collection, mais surtout de la vente et de l'échange de cartes de hockey, la première étape est de se rendre dans une boutique spécialisée pour connaître la valeur de leurs cartes. Dans la région, quatre commerces offrent cette possibilité soit au Coin de la carte sportive situé au 246 boulevard Maisonneuve à Gatineau, au Centre du Comic carte sportive au 865 boulevard Maloney Est, également à Gatineau, au Game Breakers situé au 780 chemin Baseline à Ottawa et au Jims Sports Cards du 409 avenue McArthur à Ottawa.
«Avant de rencontrer des exposants, les gens doivent absolument connaître la valeur de leurs cartes pour pouvoir négocier avec le vendeur ou l'acheteur et ainsi améliorer leur collection», souligne Alain Valiquette.
Les passionnés peuvent également se procurer un exemplaire de la revue Beckett dans lequel sont recensées une vaste majorité de cartes de hockey de même que leur valeur sur le marché. Le magazine est publié aux deux mois et permet aux collectionneurs de se tenir à jour.
Comme à la bourse
«Les cartes de hockey, c'est comme la bourse: tout dépend de l'offre et de la demande. Si un joueur ne performe pas bien sur la glace, la valeur de sa carte baisse. Par exemple, à l'heure actuelle, les cartes de Carey Price ne sont pas très populaires», illustre M.Valiquette.
Évidemment, tout collectionneur doit se procurer, à l'occasion, un paquet ou une boîte de cartes de hockey pour tenter d'y faire de nouvelles acquisitions. Encore là, tout est une question de chance.
«Un paquet à 150$ peut vous rapporter beaucoup mais il peut aussi ne rien contenir d'intéressant. C'est un peu comme la loterie, ça ne fonctionne pas toujours», explique M.Valiquette qui a réussi à revendre deux cartes à 2500$ au cours des deux dernières années.
Pour connaître les cartes les plus recherchées par les collectionneurs et les acheteurs, il n'existe toutefois pas de magazine ou de boutique miracle. Aux dires de M.Valiquette, il faut se fier à son instinct et chacun possède sa propre stratégie.
«La carte recrue est toujours celle ayant le plus de valeur. Certains collectionneurs vont rechercher toutes les cartes du même joueur, d'autres, de la même équipe. C'est personnel à chacun», souligne-t-il.
Si la méthode de collection est personnelle, les collectionneurs doivent tous bien connaître le sport qui fait l'objet de leur passion afin de faire des choix éclairés.
«Le simple changement d'équipe d'un joueur peut changer la valeur d'une carte. Par exemple, depuis son départ pour la Californie, la carte de Saku Koïvu n'est plus très populaire. Par contre, les Finlandais se l'arrachent», mentionne M.Valiquette.
POUR Y ALLER
Quoi ? Salon des cartes de sports
Où ? Au parc Lansdowne à Ottawa
Quand ? Le dimanche 22 novembre de 10 h à 16 h
Renseignements ? 613-823-1837











