Dans les jours suivants, des gens affirment l'avoir vue dans l'Est du Québec. Des citoyens croient l'avoir croisée dans un restaurant des environs de Chandler avec un homme aux allures louches. Selon eux, la fillette portait des vêtements trop grands et ne parlait pas. Cette information avait amené la Sûreté du Québec à ériger des barrages routiers dans plusieurs secteurs de la Gaspésie.
Dans la nuit du 5 au 6 août, c'est dans un train en direction de la Matapédia qu'elle aurait été aperçue par un Granbyen. Elle marchait librement dans le couloir du train. «Elle était nonchalante, elle ne souriait pas. Elle ne parlait à personne», avait déclaré Christian Houle.
Un pompiste de Saint-Antonin, une municipalité située à quelques kilomètres de Rivière-du-Loup, prétend avoir vu Cédrika dans une Jeep bleue à la station-service où il travaille dans la nuit du 15 août. Elle était accompagnée d'un couple et de deux adolescents, selon lui. «Les larmes coulaient. Elle me regardait droit dans les yeux comme pour me dire: "Sauvez-moi la vie"», avait-il affirmé.
La même semaine, la gérante d'un dépanneur de Chandler affirme qu'elle a entendu une de ses clientes dire que son conjoint avait aperçu la fillette. La gérante a transmis les coordonnées de la cliente aux policiers.
Tout le Québec est en émoi le 3 septembre lorsqu'un homme assure avoir vu une fillette bâillonnée dans une fourgonnette rouge à Saint-Léonard, dans l'est de Montréal. Sa description correspond à celle de Cédrika. La chasse à la fourgonnette rouge s'amorce, mais tombe à l'eau rapidement.
Le 7 septembre, à Fredericton, une dame affirme que Cédrika a quitté un centre commercial à bord d'une minifourgonnette grise immatriculée au Québec. Elle aurait été accompagnée d'un petit homme âgé d'environ 40 ans.
Le 21 septembre, la fillette se serait trouvée dans le secteur de Notre-Dame-du-Lac, au Témiscouata. Elle était à bord d'une voiture blanche immatriculée aux États-Unis qui se dirigeait vers le Nouveau-Brunswick, selon le témoin. À la suite de cet appel, la Sûreté du Québec, la Gendarmerie royale du Canada et les patrouilleurs frontaliers américains avaient mené une opération de surveillance, mais en vain.
Dans la fin de semaine du 3 novembre, une dame contacte la famille pour dire qu'elle croit avoir reconnu Cédrika dans un centre commercial de Calgary.
Début janvier, quelqu'un dit avoir aperçu Cédrika dans un commerce d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick.
Et tout ça, c'est sans compter les informations transmises à la famille et qui n'ont pas été médiatisées. Au cours de l'année dernière, la famille a notamment fait des recherches au Nouveau-Brunswick, au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Haute-Mauricie.
Preuve que la population demeure sensibilisée à cette disparition, les Provencher ont encore régulièrement des informations à l'effet que Cédrika a été vue à différents endroits.
«Il y en a énormément. On nous dit souvent que la petite a été vue à un endroit ou à un autre. On vérifie ces informations, et ensuite on passe à autre chose», explique Henri Provencher, le grand-père de Cédrika.
Pas plus tard que le 8 juin, elle aurait été au Wal-Mart de Lachute. À la mi-juin, Cédrika se serait trouvée à l'hôpital du Sacré-Coeur à Montréal. Dans la même période, quelqu'un l'aurait aperçue près du Cégep de Trois-Rivières. M. Provencher est lui-même allé vérifier cette information. «Je l'ai vue (la fillette) de mes propres yeux, et je ne trouvais pas du tout qu'elle lui ressemblait. C'est sûr qu'à partir d'une photo, ce n'est pas toujours évident.»









