«C'est dangereux», plaide André Lauzière, propriétaire de la galerie d'art Chez Gér-Art et organisateur du Symposium des arts de la municipalité.
Preuve de ce mécontentement, le téléphone du maire de l'endroit ne dérougit pas depuis que les accès vers Sainte-Eulalie sont bloqués et que de nombreux détours sont mis en place, ce qui permet à la machinerie lourde de faire son oeuvre et procéder à la réfection de ce viaduc qui surplombe l'autoroute 20.
«Monsieur, si vous saviez le nombre de citoyens qui m'appellent, lance Jacques Tassé, en songeant aux inconvénients causés par ce chantier évalué à plus de sept millions de dollars. Mais on n'a pas le choix, on est pris avec ça jusqu'en octobre. Il faut le refaire le tabarouette de viaduc.»
Tout un casse-tête
Reste que d'ici à ce que les travaux soient terminés, les usagers de la route doivent faire face à un véritable casse-tête, dit-on.
De fait, tant sur les voies majeures que secondaires, des changements de circuit sont prévus, et modifiés constamment selon l'horaire des travaux.
«Ils ont mis des indications, sauf que tu peux arriver un matin, et hier ça passait, mais pas aujourd'hui, illustre le maire Tassé. En même temps, si les gens regardaient mieux les pancartes, il y aurait moins de problèmes.»
«Imaginez si les gens de la région ne peuvent pas se retrouver, comment les gens de l'extérieur vont faire», relance pour sa part André Lauzière, qui mesure déjà les impacts négatifs sur la fréquentation de ses expositions.
Selon les normes
Du côté de Transports Québec, on assure que le chantier et les panneaux de signalisation qui l'entourent répondent en totalité aux normes.
D'ailleurs, aucun incident particulier n'y aurait été rapporté.
«Je n'ai reçu aucune plainte à ce sujet, fait valoir une porte-parole, Denise Tellier. La signalisation est conforme et l'entrepreneur respecte les échéanciers.»
Le ministère prétend du même souffle que toutes les démarches nécessaires ont été effectuées auprès des citoyens et des principaux intervenants touchés.
«On a rencontré tous les gens d'affaires en avril et on leur a tout expliqué», souligne Mme Tellier.
À cela, André Lauzière relance une invitation à Québec, pour que se tienne une seconde consultation publique.
«Qu'ils en fassent une autre réunion, on va leur expliquer toutes les lacunes», insiste-t-il.









