Dans les faits, après s'être refusée à tout commentaire depuis plusieurs semaines, la SQ a fait le point hier, par le biais du lieutenant François Doré.
"Ce qu'on veut faire un an plus tard, c'est dire que l'enquête est toujours ouverte. Bien sûr de façon moins visible que ça pouvait être il y a un an, mais ça se poursuit. Ce dossier-là n'est pas terminé", fait valoir le porte-parole.
En revanche, concrètement, les autorités n'ont rien de nouveau à soumettre au public. Cela dit, il ne faut pas en conclure que l'enquête est au point mort, semble-t-il.
"Est-ce qu'on stagne? Pas nécessairement. Est-ce qu'on progresse? C'est difficile de l'évaluer. Mais il y a une chose à prendre en compte, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de développements majeurs au quotidien que l'enquête n'avance pas, au contraire", enchaîne le lieutenant.
Pour l'instant, a-t-on appris hier, un enquêteur est toujours assigné au dossier, à temps complet. S'ajoute un groupe de collègues prêt à vérifier les informations qui entrent toujours, mais à un rythme beaucoup moins soutenu maintenant.
Par contre, des faits avancés au cours de l'année demeurent toujours des certitudes aux yeux des enquêteurs.
"L'Acura rouge est toujours un véhicule d'intérêt et la description de l'homme est toujours valide", fait remarquer François Doré.
Or, combien d'individus attirent toujours l'attention des Crimes contre la personne? Le suspect ciblé en janvier est-il toujours du lot? Pourrait-on assister à un dénouement rapproché? Aucune réponse à ces questions n'a pu être fournie hier.
Comparaison avantageuse
Avec le recul, et malgré les critiques formulées à son endroit, la SQ ne regrette rien de son opération policière.
Tel est le constat émis un an après le début de cette vaste enquête - la plus importante du genre au Canada - et au terme de l'étude d'un comité formé à la demande du ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis.
"C'est évident que la police est en constante évolution. Mais ce que je peux vous dire, c'est que ce qui se fait au Québec est comparé de façon avantageuse avec ce qui se fait au National center for missing children et au FBI. Je ne nous sens pas inférieur à ces organisations-là", estime le lieutenant Doré.
Du même souffle, le porte-parole laisse entendre que les relations avec la famille de la disparue s'améliorent. "La relation avec la famille Provencher, ça va quand même bien. Les contacts sont réguliers. Mais on ne peut pas tout leur dire..."









