Le président de l'AFPAD et le père de Cédrika Provencher ont convenu de laisser retomber la poussière après tout le battage médiatique du 31 juillet dernier, qui marquait la disparition de la fillette depuis un an, avant de s'asseoir à nouveau pour discuter d'une possible association.
Après avoir dit il y a quelques mois qu'il avait des divergences d'opinion avec M. Boisvenu, Martin Provencher fait maintenant preuve d'ouverture. «On va voir. Il va falloir qu'on discute. On verra ce qu'il veut que je fasse. Mais présentement, la priorité c'est moi», a-t-il confié.
Les membres du conseil d'administration de l'AFPAD ont d'ailleurs convenu lors d'une assemblée qui a eu lieu le week-end dernier que les membres que la famille Provencher sont les bienvenues dans leur regroupement.
«J'ai carte blanche pour discuter avec eux à savoir si leurs projets peuvent s'intégrer chez-nous et de quelle façon ça s'intègre», a expliqué M. Boisvenu.
Même s'il décide de joindre l'AFPAD, Martin Provencher soutient qu'il n'est pas question de mettre en veilleuse le projet de fondation à la mémoire de Cédrika. De son côté, le président de l'AFPAD n'est pas contre l'idée que la famille de Cédrika gère une telle fondation en plus de s'impliquer dans son association. Il ajoute que les deux initiatives pourraient coexister.
Envisageant de quitter la présidence de l'AFPAD l'an prochain, M. Boisvenu voit d'ailleurs Martin Provencher comme un bon successeur. «Martin va être prêt le jour où il décidera de mettre son expérience comme père d'un enfant disparu au service des autres familles. Je pense qu'il lui reste une réflexion et un cheminement à faire avant d'être prêt. C'est tout à fait normal», a-t-il ajouté.









