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Frappe chez les Hells Angels

Le bunker saisi et 38 mandats d'arrestation en Mauricie et au Centre-du-Québec

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Opération SharQc

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Opération SharQc

Notre dossier sur l'opération policière qui a porté un dur coup aux Hells Angels. »

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Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est un très gros coup qui a été porté à l'organisation des Hell's Angels dans la région aujourd'hui, comme partout au Québec. En préparation depuis plus de trois ans, l'opération SHARQC visait ni plus ni moins à éradiquer les activités criminelles des motards en Mauricie et au Centre-du-Québec en plus de rendre inopérant le chapître trifluvien de l'organisation criminelle. Une opération déjà qualifiée d'historique dans le milieu des motards criminalisés, encore plus imposante que l'opération Printemps 2001.

Tous les membres en règle du chapitre trifluvien, 28 au total, étaient visés par des mandats d'arrestation, en plus de dix autres personnes considérées comme des proches du groupe de motards. En tout, 38 mandats d'arrestation et 13 mandats de perquisition ont été émis, et la plupart ont été effectués durant la journée. Toutes ces personnes devront faire face à différents chefs d'accusation, allant de trafic de stupéfiant à meurtre, en passant par complot pour meurtre, complot pour trafic de stupéfiants, gangstérisme dans des affaires de meurtre et de drogue ainsi que d'autres crimes contre la personne.

Par ailleurs, pour la première fois depuis sa construction en 1989, le bunker des Hells Angels, situé sur le boulevard Saint-Jean, a fait l'objet d'une perquisition, mais aussi d'une ordonnance de blocage, comme les trois autres repaires appartenant au groupe au Québec, à Chambly, Longueuil, Sherbrooke et le terrain laissé vacant après l'incendie du bunker de Sorel. En clair, le bunker du boulevard Saint-Jean a été saisi par la justice, qui devra faire la preuve en cour que des opérations et complots criminels se sont déroulés à l'intérieur.

À l'heure actuelle, huit personnes sont toujours recherchées, dont sept membres en règle du chapitre trifluvien. Parmi eux, le motard Normand Ouimet dit «Casper», dont la résidence du secteur Pointe-du-Lac avait fait l'objet d'une perquisition en lien avec l'enquête sur les ramifications entre le milieu de la construction et le crime organisé au Québec.

Les détails et plus encore, dans Le Nouvelliste de jeudi, 16 avril.

Opération SHARQC en photos

 

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