«Ça fait quelques années qu'on songe à remédier à ça», dit-il. C'est pourquoi cette année, l'entrée des étables sera plus grande et une personne sera chargée de faire de l'animation afin d'inciter les visiteurs à faire ou refaire connaissance avec les élevages modernes de bovins, de moutons, de chevaux, de poules et de lapins.
Pendant que les citadins ont, pour plusieurs, perdu de vue l'évolution du monde rural des dernières décennies, l'Expo de Trois-Rivières, pendant ce temps, est devenue une plaque tournante pour le jugement du bétail, raconte M. Demers. C'est que plusieurs autres expositions agricoles régionales sont en déclin à cause d'un nombre décroissant d'éleveurs spécialisés. Trois-Rivières regroupe de plus en plus ces éleveurs et devient ainsi un passage obligé dans les compétitions d'animaux élevés pour leur génétique exceptionnelle, explique-t-il.
L'Expo regroupera cette année pas moins de 1500 animaux et près de 30 éleveurs en provenance d'un territoire qui s'étend de Portneuf à Mirabel et qui comprend le secteur de Nicolet-Yamaska ainsi que les Bois-Francs. Tous les éleveurs présents sont spécialisés dans l'amélioration de la race afin de créer, en particulier du côté bovin, des animaux plus performants.
Retour des acheteurs étrangers
Les frontières étant rouvertes depuis la crise de la vache folle, on assiste au retour des acheteur américains et européens depuis l'an dernier qui viennent assister aux jugements, à Trois-Rivières. Cette année, l'Expo accueillera aussi un juge de la France.
«C'est quelqu'un qui, depuis 10 ans, amène des producteurs français et belges dans les expositions du Québec pour venir voir la génétique canadienne et, dans la majorité des cas, repartir avec des embryons et des souches de chez nous», explique M. Demers.
Ce qui attire les Européens, en particulier, c'est le niveau de production atteint au Canada grâce à la sélection génétique. «Vers 1979 ou 1980, la moyenne de production était d'environ 5000 kilos (de lait par vache par année). Aujourd'hui, elle est autour de 9000 kilos», illustre Mario Lacerte, président de l'Expo de Trois-Rivières.
Les bovins qui ont la meilleure génétique valent leur pensant d'or. «Il y a sûrement trois à cinq têtes qui se sont vendues au-delà de 75 000 $ à l'Expo de Trois-Rivières», signale M. Demers, un prix assez extraordinaire considérant qu'une vache ordinaire se transige en moyenne dans les 3000 $.
Les acheteurs étrangers intéressés par les semences ou les embryons issus des champions de l'Expo de Trois-Rivières suivront ces animaux à l'Exposition de Québec, puis à celle de Saint-Hyacinthe (qui couvre les Maritimes, l'est et le centre de l'Ontario et le Québec) pour se rendre finalement à l'exposition pancanadienne de Toronto où ils se procureront les animaux (leur semence ou leurs embryons) qui ont auront remporté le plus de prix tout au long de ce parcours.
Au programme
> Les Boules de la mort, spectacle de motocyclistes qui tournent dangereusement dans un enclos rond (au programme chaque jour);
> Marie-Martine, pour les enfants (15 h 30, le 11 juillet);
> Mustang, cheval savant (chaque jour);
> Gilles Girard (16 juillet, 20 h);
> Andrée Waters et Jean-François Bastien (20 h 30, le 17 juillet)
> Le spectacle d'humour de Julie Caron et Dominick Léonard (18 juillet, 20 h 30);
> Clowns, mini-ferme, structures gonflables et 30 manèges;
> Journée du 375 e de Trois-Rivières avec forfait famille à 37,50 $ (16 juillet);
> Jugements d'animaux les 12, 13, 15, 16, 18 et 19 juillet.











