Dans un jugement de 46 pages, le juge Claude Leblond, explique pourquoi, à ses yeux, Namouh s'est rendu coupable de complot à l'engin explosif, participation aux activités d'un groupe terroriste, facilitation des activités de ce groupe et extorsion en association avec un groupe terroriste. Ce groupe, c'est le Global Islamic Media Front (GIMF), qui fait la promotion du Jihad et enseigne comment la livrer, y compris avec des méthodes meurtrières comme par exemple, la fabrication d'une ceinture explosive et l'endroit où se placer dans un autobus pour faire le plus de morts possible. La grande question à trancher pour le juge Claude Leblond était de déterminer si le GIMF auquel collaborait Namouh par le biais d'internet, est un groupe terroriste au sens de la loi. Au terme de son analyse, le juge conclut que c'est le cas.
Le zèle de Namouh allait jusqu'au désir de mourir en martyr. Il complotait d'ailleurs avec un certain Mohammed Mamoud, pour commettre un attentat quelque part en Europe. La preuve à ce sujet réside dans 31 conversations par internet que Namouh a eues, entre le 3 juin 2007 et le 9 septembre 2007.
Marocain d'origine, Namouh est arrivé au Québec en 2003 après avoir épousé une québécoise beaucoup plus âgée que lui. Il a obtenu sa résidence permanente et demeurait dans la région de Trois-Rivières, puis de Maskinongé.










