Pierre Barakett et Murray Couture sont sur le point de passer devant un notaire, au cours des prochains jours, pour finaliser la transaction par laquelle ils deviendront propriétaire de l'immeuble. «On veut transformer ça en édifice à bureaux. On espère attirer des firmes technologiques, des bureaux de services professionnels, des firmes de génie conseil», explique Pierre Barakett.
Déjà, lui et son associé affirment avoir eu des discussions avec des locataires potentiels. La location des espaces pourrait être confiée à un agent immobilier.
L'édifice Lampron devrait aussi, selon la volonté des promoteurs, conserver ce nom sous lequel il a longtemps été connu, notamment en raison de la présence de la Lampron Shirt à l'intérieur des murs.
«On veut compléter l'immeuble le plus rapidement possible, en faisant bien les choses pour que l'édifice conserve toute sa valeur patrimoniale. On a un besoin, en ville, d'édifices à bureaux de qualité avec des espaces de stationnement», remarque M. Barakett. À ce propos, il entend transformer le sous-sol de l'édifice en stationnement intérieur pouvant recevoir une trentaine de véhicules.
Déjà, des employés de la firme Construction G. Therrien sont sur place pour évaluer les travaux qu'il y a à faire à l'intérieur. Le gros des travaux pourrait toutefois débuter au cours des deux prochaines semaines, avec la finalisation des travaux de fenestration et de maçonnerie.
Ce n'est pas la première fois que Pierre Barakett tente de mettre la main sur cet immeuble laissé pratiquement à l'abandon depuis trois ans, après que les propriétaires Roch et Michelle Parent eurent dû interrompre les travaux qu'ils avaient entrepris. Depuis, cinq créanciers ont enregistré des hypothèques légales: l'entrepreneur Marc Drolet, Consultants Mesar, Vitrerie Shalwin, les architectes Lemay et Michaud ainsi que la Plomberie René Gilbert. «La cause a maintenant été entendue par les tribunaux et c'est réglé», mentionne M. Barakett.
«J'avais fait des offres à M. Parent. Mais ça ne fonctionnait pas. Cette fois, ça s'est aligné pour que ça marche», ajoute le promoteur, pour qui il s'agit du quatrième projet de développement immobilier à Trois-Rivières. Après avoir passé 21 ans à Montréal, il est revenu dans la région en 2005 pour prendre soin de son père malade ? et décédé depuis ? et pour brasser des affaires dans le domaine de l'immobilier.
L'édifice Lampron constitue son plus important projet jusqu'à maintenant. «Il reste encore environ 1,5 million $ à mettre pour finaliser les rénovations à la structure et l'aménagement des gros systèmes. Par la suite, les divisions intérieures vont pouvoir se faire selon les besoins des premiers locataires. C'est une très bonne bâtisse et on veut vraiment en faire un petit bijou», ajoute M. Barakett. Il n'a pas été possible de savoir le montant de la transaction, le promoteur préférant se montrer prudent tant que tout n'est pas scellé.
L'imminence de cette transaction pourrait faire en sorte que MM. Barakett et Couture puissent bénéficier de la subvention de 300 000 $ actuellement gelée par la Ville pour le projet de réfection de l'édifice Lampron. Initialement prévue pour venir en aide au couple Parent pour leur projet d'hôtel Le Balcer, la somme a été mise de côté. À l'été 2009, la Ville a accepté de prolonger l'offre de subvention jusqu'au 31 mars 2010. M. Barakett espère être en mesure de pouvoir profiter de cette aide financière. Il dit avoir une excellente collaboration de la part de la Ville depuis qu'il s'intéresse au dossier.










