En fin d'après-midi, mercredi, les deux sections du bâtiment avaient finalement pu être acheminées jusqu'aux abords du terrain de l'Usine 700, située angle boulevard Raoul-Duchesne et boulevard Alphonse-Deshaies.
Le transport des deux sections, à partir du boulevard Arthur-Sicard jusqu'au boulevard Alphonse-Deshaies, a nécessité une période d'environ deux heures. Laissées stationnées durant la nuit sur le boulevard Raoul-Duchesne avec la signalisation appropriée pour éviter tout accident, les deux parties du bâtiment ont donc fait leur entrée sur leur nouveau terrain au cours des premières heures de la matinée. Cela s'est fait en l'espace de 40 minutes pour la première section et d'une demi-heure pour la seconde.
Maintenant que le bâtiment est rendu à destination, il faudra compter environ une semaine, a fait savoir Louis-Georges Morrissette, pour mettre en place les éléments qui vont permettre de faire rouler l'énorme bâtiment jusque sur ses fondations. Un travail quand même à la fois complexe et délicat compte tenu de sa grosseur.
Même si les choses avaient plutôt mal commencé, mercredi matin, avec l'histoire du permis manquant en période de dégel, M. Morrissette s'est dit satisfait «au plus haut point», hier, au terme du déménagement, soulagé aussi de constater que le bâtiment était demeuré dans un état impeccable.
Il a mentionné que tout s'était déroulé dans l'harmonie et il n'avait que de bons mots à dire à l'endroit de l'entreprise responsable du transport du bâtiment, soit Les Déplacements Grenier de Thetford-Mines.
En voyant Le Nouvelliste, hier matin, M. Morrissette n'était pas peu fier de voir en première page le bâtiment que son associé et lui s'apprêtent à faire revivre das le parc industriel de Bécancour alors que tout l'équipement de l'ex-usine Aleris servira à une relance... en Chine.
Sans avoir le fin détail des coûts de l'opération déménagement, il estime que ceux-ci devraient se chiffrer autour de 250 000 $.
Pendant que le personnel de l'entreprise de déménagement s'affairait à compléter ses manoeuvres, hier avant-midi, celui du CN et les autres étaient à pied d'oeuvre afin de remettre en place les poteaux comprenant les feux de signalisation aux traverses de voies ferrées et à l'intersection des deux boulevards, près du terrain de Norsk Hydro. Des panneaux arrêt-stop avaient été installés à ce dernier endroit pour la nuit.
Par ailleurs, seuls un peu plus d'une vingtaine de roulottes de construction qui servaient jadis de bureaux administratifs, demeurent encore visibles sur le terrain de Norsk Hydro. Tous les autres bâtiments ont été rasés ou déménagés et le terrain a été remis en état pour le bénéfice du nouvel acquéreur, Sintra, et des autres qui devraient suivre.










