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Sylvain Pouliot condamné à cinq ans de pénitencier

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Sylvain Pouliot

 

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(Trois-Rivières) «S'il n'est pas aidé, ma vie sera en danger pour le reste de mes jours.» C'est la victime d'une tentative de meurtre qui a fait cette affirmation hier peu de temps avant que son agresseur soit condamné à cinq ans de pénitencier.

Sylvain Pouliot, un individu de 45 ans de Saint-Narcisse, a bien failli tuer sa conjointe le 8 mai 2009 alors qu'il était lourdement intoxiqué par l'alcool. En fait, c'est probablement l'instinct de survie de cette femme qui lui a valu d'échapper à l'agressivité de l'accusé.

 

Pouliot et sa conjointe étaient partis chez des amis quand les insultes ont commencé. Lasse de la situation, la victime est retournée seule chez elle. Plus tard dans la nuit, Pouliot l'a appelé pour qu'elle aille le chercher en auto. Les insultes ont continué de plus bel. Selon Me Jean-Marc Poirier, le procureur aux poursuites criminelles et pénales qui a fait le récit des événements devant le juge Guy Lambert, une fois à la maison, l'accusé a sorti un fusil. Il voulait faire un pacte de suicide avec sa conjointe. Celle-ci a refusé.

Sylvain Pouliot est alors devenu beaucoup plus agressif et a asséné plusieurs coups de poing au visage de la victime. Elle est tombée par terre et s'est glissée sous une table, face contre sol. Pouliot a voulu l'étrangler puis elle a senti une piqûre dans la peau. L'accusé était en train de la poignarder. Elle a reçu cinq coups dont un a touché un nerf du bras gauche. Sylvain Pouliot a lui-même appelé à la police mais il s'est ensuite barricadé refusant de se livrer. Les policiers ont finalement dû défoncer la porte pour entrer.

Près d'un an après l'événement, la victime conserve des séquelles importantes qui l'empêchent d'utiliser son bras de manière fonctionnelle. Au plan psychologique, cette femme est démolie. Elle a peur des gens, elle a peur du noir, elle craint même de sortir dehors avec des chiens. Elle doit demander à un ami de demeurer avec elle car elle fait des cauchemars autrement. «Je dois beaucoup travailler sur moi», a-t-elle expliqué en mentionnant que ce n'est que tout récemment qu'elle a compris que le problème ce n'était pas elle.

Par le biais de son avocat, Me Yvan Braun, l'accusé a d'ailleurs fait savoir que c'est lui et lui seul qui était responsable de ce qui était arrivé. «Je regrette beaucoup, elle n'aurait jamais dû subir ça», a déclaré Pouliot en l'assurant qu'il ne tenterait plus jamais, jusqu'à la fin de ses jours, de la contacter.

Me Poirier et Me Braun s'étaient entendus pour suggérer une sentence de 60 mois de prison au tribunal. Le juge Lambert l'a entérine et il a retranché le temps de détention provisoire, soit 10 mois comptés au double (les nouvelles dispositions du temps compté en simple ne s'appliquant pas dans ce cas).

Le président du tribunal a rappelé à l'accusé qu'il avait fait vivre un véritable cauchemar à cette femme. Il a aussi repris un argument de Me Poirier selon qui la sentence ne devait pas être une vengeance. Il a conclu en précisant qu'une peine dissuasive devait être imposée.

 

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