La situation avait beau être une simulation de la Sécurité publique de Trois-Rivières pour des fins d'entraînement, hier matin, elle n'en était pas moins d'un réalisme surprenant. La simulation se tenait derrière un bâtiment scolaire vide des Vieilles-Forges, qui était pour l'occasion considéré comme étant une maison unifamiliale où s'était déroulé un épisode de violence conjugale.
Depuis le mois de mars, tous les policiers et enquêteurs de la Sécurité publique de Trois-Rivières ont été appelés à suivre cette formation de 18 semaines, portant sur les tireurs actifs ou embusqués. Dans le cadre du programme Plan de réponse pour des établissements sécuritaires, cette formation se dispense encore aujourd'hui, dont hier matin où un groupe de quatre policiers ont été appelés à subir un entraînement auquel Le Nouvelliste a pu assister.
«Dans la simulation comme dans la vraie vie, le policier ne sait pas à l'avance comment réagira la personne barricadée. Il faut savoir se préparer à toute éventualité et réagir en conséquence», explique le porte-parole de la Sécurité publique, Michel Letarte.
En se positionnant autour du bâtiment hier matin, les policiers ont d'abord fourni une brève description des lieux et de ce qu'ils observaient de l'extérieur. Chaque mouvement et chaque lumière à l'intérieur de la résidence seront identifiés et analysés. Les informations fournies par la personne plaignante sont aussi validées, notamment la présence d'une arme ou de plusieurs personnes à l'intérieur de la résidence.
Hier matin, le fameux Sylvain a été contacté par téléphone par les policiers et a accepté de se rendre sans résistance. À la sortie de l'immeuble, il semblait confus et clamait qu'il n'avait rien fait de mal. Les policiers l'ont guidé dans ses mouvements et rassuré jusqu'à ce qu'il soit couché par terre et menotté pour ensuite être emmené au poste de police.
«Dans le cas actuel, nous avons eu à faire face à un individu qui a bien voulu coopérer et qui a obéi. Nous devons aussi nous préparer à un individu qui serait peu coopératif, agressif, armé, dangereux pour sa vie ou celle des autres ou encore qui ferait une sortie précipitée de l'immeuble avant que les policiers n'aient eu le temps de se positionner. Ce sont aussi des méthodes qui nous sont enseignées lors de ces formations», ajoute Michel Letarte, qui signale que les policiers n'ont pas le choix d'être préparés à devoir réagir rapidement lors de ces situations.
«Évidemment, l'utilisation de notre arme à feu est la dernière option, la plus radicale, qui n'est employée que lorsque notre vie ou celle d'un autre citoyen est en danger immédiat. Il y a une gradation des mesures à adopter avant d'en arriver là», explique-t-il.










