Le propriétaire de la ferme H. Dugré & fils du secteur Pointe-du-Lac, Simon Dugré, se réjouit de la pousse hâtive du maïs sucré. Une avance d'environ une semaine. S'il l'explique en partie par les récentes chaleurs, l'agriculteur considère aussi que le printemps hâtif a favorisé la culture. «Déjà en avril, on a eu droit à des températures exceptionnelles».
Même s'il abonde dans les champs du Québec, le maïs demeure une plante tropicale qui s'épanouit au soleil. «En ce moment, les plants adorent ça; ils se sentent dans leur élément».
Vital Vouligny, copropriétaire de la ferme Viléro de Saint-Célestin, admet que la croissance rapide de ses plants l'impressionne. «Tout va plus vite qu'à la normale. J'ai déjà gagné près de dix jours sur certaines espèces de maïs et de soya. On est très content». Au début du mois, la «croix», grande tige sortant du plant, avait fait son apparition.
«L'agriculture québécoise irait pas mal mieux si on avait toujours un printemps comme celui-là», explique Louis Frigon. Chez ce maraîcher de Louiseville, les plantations de framboises ont déjà atteint leur pic de production, alors qu'en temps normal elles commenceraient à peine à donner des fruits. De même, la période des fraises d'automne est amorcée. En avance de quelques jours.
À la ferme maraîchère Fernand Frigon, on sourit face à la précocité de la pousse: «On se plaint souvent lorsque ça va mal dans le milieu de l'agriculture, mais quand ça va bien, il faut le souligner aussi!».
La culture de fraises d'été prend fin dès cette semaine, les récoltes ayant été bonnes pendant plus d'un mois et demie. «Certaines personnes continuent de venir même si c'est presque fini. On leur avait dit de pas attendre sept semaines avant de venir. C'est ça qui arrive lorsqu'on remet toujours à demain».










