«Nous avons déjà commencé à recevoir du blé d'Inde, c'est environ deux à trois semaines plus tôt qu'à l'habitude», explique la toute souriante Caroline Dionne, directrice générale de l'organisme.
Celle-ci se surprend aussi de la qualité de la nourriture donnée par les agriculteurs: «On a assez peu de pertes cette année, nos paniers contiennent de beaux légumes frais, des produits exceptionnels».
La quantité de dons recueillis par Moisson Mauricie-Centre-du-Québec tranche avec le peu de denrées amassées l'année dernière. À l'époque, on avait dû faire appel à la population pour remplir les «entrepôts complètement vides».
Ce «désastre total», selon les mots de Caroline Dionne, s'expliquait par la crise économique et le fait que certains agriculteurs préféraient jeter leurs surplus plutôt que de leur donner.
Moisson Mauricie-Centre-du-Québec n'offre pas directement de nourriture aux familles dans le besoin, elle distribue plutôt ses aliments à d'autres organismes de la région.
De Victoriaville à Saint-Tite, une soixantaine de services de proximité offrent des repas et des paniers d'épicerie à plus de 12 300 personnes à chaque mois. Environ 35 % des bénéficiaires de l'aide alimentaire sont des enfants.
Caroline Dionne encourage les agriculteurs qui ne donnent pas encore à les appeler: «plutôt que de jeter aux poubelles ce que vous ne pouvez pas vendre, faites-nous signe, il n'y a aucun désagrément pour vous, aucun coût supplémentaire, on se déplace avec notre camion pour aller chercher ce qu'il y a de trop». Environ 51 % des denrées proviennent de fournisseurs locaux.
En plus de nourrir ceux qui ont faim, Moisson Mauricie-Centre-du-Québec offre du travail à des personnes en réinsertion sur le marché de l'emploi. L'année dernière, 441 participants ont effectué 10 862 heures de travail pour l'organisme.









