Mme Gosselin se plaignait en effet qu'au cours de la semaine dernière, la Régie n'a été en mesure d'offrir du biogaz aux Serres du Saint-Laurent que le tiers du temps.
«Ce n'est pas vrai», fulmine le maire Bouchard qui accuse Mme Gosselin de dire des «demi-vérités».
C'est que la Régie, dit-il, a voulu profiter du temps très chaud pour procéder à un ajustement de ses équipements qui ont tendance à surchauffer en période de canicule. Savoura n'ayant pas besoin de biogaz en période de canicule, explique M. Bouchard, «on leur a demandé si on pouvait arrêter la fourniture un petit bout de temps pour faire nos travaux».
Pierre Bouchard fait valoir qu'il y a une différence majeure entre le fait de ne pas avoir besoin du biogaz pendant une courte période et dire que la Régie n'a pas été capable d'en fournir.
D'ailleurs, pour éviter ces «demi-vérités», comme il les appelle, le maire Bouchard a demandé à ce que chacune des parties puisse avoir copie des courriels qui s'échangent entre fournisseur et client. «J'ai demandé que tous les individus qui se parlent par courriel envoient des copies de ces derniers à Marie Gosselin et à moi pour arrêter d'avoir des interprétations qui sont fausses d'un côté comme de l'autre», dit-il.
M. Bouchard affirme que l'opérateur de la Régie a contacté Savoura pour demander s'il était possible d'interrompre la livraison temporairement afin de procéder à des améliorations d'équipements puisqu'il s'agissait de toute façon d'une période de chaleur où le biogaz n'était pas nécessaire.
Le maire Bouchard explique que cette situation de surchauffe des équipements ne s'est pas produite l'an dernier pour la simple raison que la canicule est survenue au moment où Savoura avait reçu un interdit de brûler du biogaz par la Régie du bâtiment à la suite d'une série d'explosions dans ses chaudières.
Le président de la Régie de gestion de matières résiduelles de la Mauricie est d'autant plus déçu des déclarations de Savoura que la dernière offre déposée, en juin, afin de tenter d'en arriver à un dénouement dans le conflit qui l'oppose aux Serres du Saint-Laurent, est finale.
Le président, Pierre Bouchard, explique en effet que l'offre soumise et entérinée par le conseil d'administration de la Régie «est une grosse ouverture», affirme-t-il. «Le signal que j'ai (du c.a.) c'est: ''voici ce qu'on offre et on n'ira jamais plus loin que ça''. Plus loin que ça, c'est le juge qui va devoir trancher», dit-il.
M. Bouchard n'a pas dévoilé la nature de cette offre étant donné le caractère partiellement privé du dossier du côté de Savoura.
«On est les seuls à avoir fait une ouverture», estime-t-il. «On ne peut pas aller plus loin que ça.»
Jeudi, la présidente de Savoura, Marie Gosselin, expliquait avoir aussi fait une ouverture, mais que cette dernière avait été rejetée du revers de la main par la Régie. Pour Pierre Bouchard, la proposition en question était tout simplement irrecevable. Selon lui, Savoura demandait à la Régie de payer les 2 millions $ qu'elle lui réclame sous forme de crédits sur le biogaz qui lui auraient été donnés au cours des années à venir.











