«Il m'a dit «vous auriez dû faire le bon choix». Durant une demi-heure, j'ai essayé de lui faire comprendre le gros bon sens. J'ai réalisé qu'il faisait de la petite politique au détriment de la démocratie», déplore M. Lévesque.
Pour lui, cette décision du gouvernement conservateur de punir en quelque sorte les Trifluviens pour avoir élu une députée bloquiste est carrément inacceptable. «Ce n'est pas l'argent du parti qu'ils gèrent, c'est celui du gouvernement du Canada! Je regarde mon talon de paye, et je paie le même montant d'impôt qu'on ait un député dans l'opposition ou au gouvernement», rappelle-t-il.
Lors de ses contacts avec le gouvernement, le maire se serait finalement vu offrir une subvention de 200 000 $ pour les fêtes, et on a voulu savoir s'il s'en dirait satisfait publiquement. «J'ai cru comprendre que je ne l'aurais même pas si je ne disais pas que je suis content. Mais ce n'est pas avec ça qu'ils vont m'acheter. Je ne pensais jamais que la politique pourrait descendre aussi bas que ça.»
Selon le maire, 200 000 $ correspondent au montant admissible aux programmes en place. Toutefois, plusieurs autres événements ont eu droit à plus, signale-t-il. «Les programmes n'ont pas changé depuis les fêtes de Québec. Les critères doivent être les mêmes pour tout le monde. Avec la contribution de deux millions du provincial, cela ferait quatre millions pour Trois-Rivières, soit 3,5 % du budget du 400e de Québec, et nous ne sommes pas 30 fois moins», fait-il remarquer.
Si l'on en croit M. Lévesque, Trois-Rivières a très peu de chances de mettre la main sur les deux millions espérés, et peut-être même sur toute subvention fédérale. «Au moins, nous, nous pourrons marcher la tête haute.»












